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09 octobre 2009

Sao Paulo et Istanbul en vogue


C’est pas grand-chose, c’est abstrait et virtuel mais ça fait plaisir.
De voir ses vidéos sur une page d’accueil.

Fin août, nous avons eu la bonne surprise de voir la vidéo de Sao Paulo en première page de la chaîne HD de Vimeo.
C’était une grande première !

J’en ai même gardé l’impression écran, là.
En souvenir…

page1 vimeo.jpg



Et puis début octobre, rebelote.
Mais sur la page d’accueil de voyage.fr.
Le site de la chaîne TV du câble Voyage.
Et là, c’est Istanbul qui est à l’honneur.

page1 voyage.jpg


Quant à nous, nous nous heurtons à des soucis de calendrier.
Nous ne serons pas partis en septembre ni en octobre (enfin, hors de France...).
C’est moche hein !

Pas grave.
Car ce qui nous attend en novembre va être plutôt enjoyable.
Et sur une durée un peu plus longue que d’habitude, car novembre, ce sont nos grandes vacances !

Allez, je me remets à la vidéo de 24h à Saint-Malo...

28 mai 2009

48 heures à New York


Ca s'est passé début mai.
Et dans LE paysage urbain de référence.
48 heures sur place ça fait court, mais c'est déjà très enjoyable.

Première fois que j'y mettais les pieds, et cette ville est tout simplement IN-CROY-YAAAAAABLE!!
C'est la folie!!
D'ailleurs, à trop marcher le premier jour, je me suis fait une mini-tendinite.
Grosse douleur, mais comme on n'est pas à New York tous les jours, alors on a continué à vadrouiller.
En rentrant, il a fallu ménager le pied car une autre escapade nous attendait...

Alors ça se passe en 4'00 tout rond et ça s'écoute bien fort.


Enjoyez.
Zou!





(Promis, la prochaine fois j'essaie de moins faire de plans tournants et de zooms/dézooms à donf...).

 

Et pour la HD grand écran, cliquez sur cette chose -->   bouton.JPG     (non mais pas ici, mais dans le lecteur voyons!!!)

 

14 mai 2009

Snif

 

 

 

Perdu.







C'est le jeu.



06 mars 2009

I love these games

Alors les deux sont ouverts à tous.
Si si.

Le premier.

Ca se passe sur le site de Voyage.
Mais si, vous connaissez.
La chaîne du câble.
Celle qui nous donne le bourdon et envie de repartir dès qu’on la regarde.
Ici là.

Ils organisent un concours de vidéos de voyages.
Et pour gagner quoi ?
Une machine à laver neuve.
Un voyage pardi!
Et pour deux en plus.
Destination au choix.
Beauvais ou Wellington.
Comme vous voulez.
Avec l’aller.
Et même le retour !

Alors bien sûr, j’y ai mis certaines de mes vidéos hein.
Ben oui, on ne sait jamais…

avion gamin.jpg

Le deuxième.

Cette fois-ci, ça se passe sur le site de Géo.
Ici.
Le joli magazine aux reportages qui nous donnent le bourdon et envie de repartir dès qu’on les regarde.
Ils organisent un autre concours : envoyer un reportage (photos et récit).
Si tu ne fais pas de vidéos de voyage, ça te laisse toutes tes chances.
Et pour gagner quoi ?
Le DVD Collector Unplugged de Daniel Guichard enregistré en mars 1984 à la salle karaoké du bar « La Mouchette d’argent » du camping de Perpezac-le-Noir en Correze.
Un autre voyage pardi !
Et pour deux encore.
Destination au choix.
Gif sur Yvette ou Tokyo.
Comme vous voulez.
Avec l’aller.
Et le retour aussi je crois.
Enfin faut que je regarde, je ne suis pas sûr.

Là bas, tu vas pouvoir raconter le récit de ton voyage « barroud » pieds nus en roller à roue en velcro sur la neige à travers l’Amérique Centrale, du Nicaragua à la Belgique avec comme seul argent une fausse pièce d’un euro importée du Nigeria en mars 1995.
Tu y ajoutes une photo de toi aux prises avec un lémurien enragé à griffes en inox en train de te piquer tes rollers sur fond d’un volcan à 7000m en éruption, avec tes cernes du réveil d’une nuit passée dans le duvet troué qui t’a sauvé la vie face au blizzard du Groenland lors ton précédent trek, et là, tu gagnes.
Facile, non ?


Alors bien sûr, je vais y mettre un reportage aussi hein.
On ne sait jamais…


A vous!






Bon, après.
Faut juste espérer, si on gagne, que l’avion arrive à bon port...

avion encastré2.jpg

 


08 octobre 2007

Regarder

Une piqûre de rappel.
De temps en temps, ça ne fait pas de mal.

Car on oublie.
Bien souvent.
Trop souvent.

Personnellement, ce sont surtout deux choses.
A repenser.
S'y replonger.
De temps en temps.
Ca ne fait pas de mal.
On en a besoin.
Mais surtout, ne jamais oublier.

De relativiser.

La première.

Mars 1996.
Des ligaments lâchent.
Genou en l'air.
Plus de sport.
Pendant un an.
Trop long.
Alors.
On les laisse de côté, les métiers du sport.
Et c'est dans la géographie qu'il faudra persévérer.

Et merci.
Aujourd’hui.
A celui qui fît que les ligaments lâchèrent.

Mais à l'époque, on est mal.
Ne plus se diriger vers le sport.
Pendant un an.
Trop tard.
Croisée de chemins.
Changement de route.
Par ici s'il vous plaît.

Suit une opération.
D'ailleurs depuis ce jour, je ne porte plus de montre.
Pas de rapport.
Mais j'aime les sans rapport.
Et puis rééducation.
Un mois.
En thalassothérapie.
Granville.
Sur la digue.
Face à la mer.
En août.
Génial.

Au milieu de jeunes qui eux aussi avaient un genou en vrac, d'autres étaient là.

Là-bas, je les ai rencontrés.
Eux.
Ils y venaient chaque année.
Chaque mois d'été.
Pendant un mois.

Il y avait elle.
Qui avait une sclérose en plaque.
Depuis l'âge de trente ans.
Elle en avait soixante.
Elle souriait toute la journée.
Il y avait lui.
Qui était atteint d'ostéogénèse imparfaite. La maladie des os de verre.
Vingt-et-un ans.
Il riait toute la journée.

Et puis, il y avait lui aussi.
Yann.
Formidable.
Trente-cinq ans.
Un moral à toute épreuve.
Un ancien grand sportif.
De haut-niveau.

A vingt-cinq ans, Yann intègre l'armée.
Pour son service.
Un jour ils allèrent plonger à Hyères.
Il était à l'arrière d'un camion.
Avec d'autres.
Sur la route, un accident.
Soudainement, le coup de frein.
Le camion heurte une voiture.
Une bouteille d'oxygène était mal accrochée.
La bouteille a eu raison de sa moelle épinière.

Yann est en fauteuil depuis dix ans.
Sa femme, il l'a connue après son accident.
Et ses enfants sont ensuite arrivés.
Yann n'est pas fataliste.
Yann combine la première de soixante ans et le second de vingt-et-un ans.
Yann sourit.
Yann rit.
Yann vit.
Une telle forme. Rarement croisée.
Yann sait.
Relativiser.
Avec lui, durant ce mois et demi, j'ai beaucoup appris.
Comment s'enfiler douze tequila paf en trois minutes.

Appris ma leçon.
En regardant mon genou. Crétin.
Caprice d'enfant.
Regarder autour de soi.

Merci Yann.


La seconde.

Nous y sommes tous amenés.
Si nous le voulons.

Il suffit d'ouvrir les yeux.
Oui, certains me diraient
« pas besoin d'aller loin pour s'en rendre compte ».
Sauf qu'en allant plus loin, ce sont d'autres personnes, d'autres cultures.
Qui elles, ne sont pas malheureuses.
Je le sais.
Ca se lit sur elles.

Durant mes voyages, je fus amené à croiser ces gens.
Ces gens.

Ces gens qui viennent spontanément vers vous.
Ces gens qui ne vous jugeront pas.
Car eux, le mot jugement, ils ne connaissent pas.
Et ils ont raison.

Imaginez.
Retrouvez-vous en plein désert.
Chaleur.
Fatigue.
Sueur.
Infini.
Solitude.
Soif.
Et au milieu de nulle part, d'un champ de dunettes, vous les croisez.
Eux.
Les nomades.
Ils vivent dans ces lieux où vous êtes venus marcher.
Vous aérer.
Pour quinze jours.
Vous en parliez la veille devant le feu avec les étoiles comme spectatrices
« vivre dans un milieu si hostile doit être impossible ».
Et pourtant.
Vous les avez.
Là.
Devant vous.
Il est midi.
A l’ombre de l’unique acacia, il fait cinquante-quatre.
Les quelques pierres sont noires.
Rongées, grillées par le soleil.
Brûlantes comme de l’asphalte surchauffé.
Une goutte d’eau s’y assèche en quelques secondes sous vos yeux.
Et eux.
Ils vous accueillent.
Viennent vers vous.
Sourire aux lèvres.
Vous apporter de l'eau.
Vous apporter du pain.
Vous apporter du lait.
Du lait de ces chèvres qui se nourrissent des deux plantes non encore grillées par le soleil.
Le lait de chèvre du nomade.
Vous hésitez.
Votre estomac d'occidental vous rappelle à l'ordre.
En silence, il vous tend le bol. Rudimentaire.
Il vous sourit.
Vous y trempez les lèvres et goûtez.
Par principe.
Par politesse.
Car il vous l'a apporté.
Car il vous a sourit.
Vous lui souriez.
A côté, sa femme vous regarde.
Ses enfants se cachent derrière la grande tunique colorée de leur mère.
Ils jouent du regard avec vous.
Vous jouez aussi du regard avec eux.
Et tout se passe en silence.
Eux, ils ne vous dévisagent pas avec un regard inquisiteur, d'envie.
Non.
Ils sont heureux.
Oui.
Car ils n'ont connu que cela.
Et s'en contentent.
Ils ne se posent pas la question d'espérer, d'avoir d’autres envies.
Ils sont simples.
Authentiques.

C'est aussi là-bas qu'on apprend.
A ne rien faire.
Vraiment apprendre à ne rien faire.
A l'ombre d'un acacia, lové dans la chaleur.
Ne pas bouger.
Fixer.
Fermer.
Les yeux.
Réfléchir.
S'assoupir.
Penser.
S’assagir.

Relativiser.