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05 janvier 2009

Optimiste

Voyons !
On te l’a piqué.
Mais regarde le bon côté des choses.

Si ça se trouve.
Oui, si ça se trouve.
C’est un envoyé du ciel qui te l’a piqué.
Non, pas un pigeon.
Et tu ne t’en rends même pas compte.

Au contraire.
Tu aimerais l’étriper.
Lui maquiller sa joue à l’aide de ton poing refroidi par l'hiver.
Le traîner à terre.
Lui faire goûter la neige fraîche parisienne de ce 5 janvier.
Et lui rappeler la loi.
Non mais.

Ouh oui.
Tu aimerais lui donner une belle leçon.
A ce salopiot.
Lui tirer les pattes sous les tempes.
Comme te faisait monsieur Michoin en CP.

Mais si ça se trouve.
En fait.
Il te l’a piqué.
Et il t’a évité un accident.
Si si.

Regarde le bon côté des choses.

Tu l’aurais enfourché.
Aurais descendu la pente.
Enneigée.
Ton frein aurait lâché.
Ta roue arrière aurait glissé.
Par terre sur ton épaule tu serais tombé.
La clavicule cassée.
Pire.
Fracture ouverte.
Crac.

Le camion de la Brinks n’aurait pu freiner à temps.
Proumpf.
Fait le camion de la Brinks te passant sur le tronc.

Chpling.
Fait ensuite le camion de la Brinks heurtant la vitrine d’un kiosque où est révélée l’identité du père de l’enfant de Rachida Dati.

Aïe.
Tu fais.

Tu es mal barré mon pauvre.
Clavicule cassée.
Fracture ouverture.
Bassin broyé par l’écrasement du camion de la Brinks.

Tacatacatacata.
Fait alors la mitraillette de l’opportuniste cagoulé sur le camion de la Brinks.

Aïe merde ! Bordeeeeeel !
Tu fais.
Après avoir reçu une balle au mollet gauche.

Tu commences à avoir mal.
Très mal.
Tu gémis.
Avant de voir une liasse de billets de cinq cents euros à portée de main.

Dans un dernier effort.
Tu tends le bras droit.
La liasse va au moins être à toi.

Aaaaaargh.
Tu fais.
Après que la bimbo dans son manteau de fourrure affolée par les coups de feu de l’opportuniste cagoulé ne te marche sur la main avec ses talons aiguille de seize centimètres après avoir piqué le dernier Voici où est révélée l’identité du père de la petite de Rachida Dati.

Tu n’en peux plus.
C’en est trop.

Tu voudrais alors finalement revenir quatre minutes en arrière.
Pour éviter toute cette accumulation de malchance.
Et acheter le dernier Voici.
Car on pourrait vraiment appeler ça comme ça.
T’aurais vraiment pas d’bol mon pote.

Alors finalement.
Tu découvrirais ça :

P1010261.JPG




Et te dirais.
Ouf, on m’a chouré mon vélo !
Quelle chance !






Remarque.
Tu aurais très bien pu rentrer chez toi.
Et avec ton vélo.
Et sans accident.
Aussi.

Et là, pour le coup.
Ton antivol.
C’est pas d’bol.

 

 

Ah, au fait, je vous souhaite des bons vieux pour cette dixième année du XXIème siècle.

 

05 mars 2008

Eux


Lui.
Je l’avais croisé il y a plus d’une année.
Pas très loin.
Au carrefour de la station Duroc.
Je me souviens.

Les velibs n’existaient pas encore.
Les troquets étaient toujours enfumés.
Il faisait beau.
Le merveilleux mois d’avril pouvait laisser présager un été où les adeptes des peaux caramélisées seraient excités comme des enfants devant un flanby.
Je me souviens.

Lui.
Il est venu vers moi.
Il était d’origine asiatique.
Cet homme d’une soixantaine d’année, déguisé d’un imperméable sombre qui cachait son costume du dimanche.
Cet homme qui arborait fièrement ses médailles de guerre sur son imperméable.

Lui.
Il m’avait abordé directement sur le trottoir.
Et commençait à me parler d’Indochine.
Et à me questionner sur le Vietnam.
A moi.
Géographe.
J’ai rebondi.

Eux.
Au même moment, un couple bras dessus bras dessous, passait devant nous et me fit en se retournant :
« Ne l’écoutez pas, il ne raconte que des histoires ».

Moi.
Dubitatif.
Devais-je les croire ?
Les velibs n’existaient pas encore, j’avais mon temps.
Il faisait le fier avec ses médailles.
Mais ces yeux n’avaient rien de fiers.
Alors je l’ai écouté.

Lui.
Il m’a raconté son histoire.
Ses combats.
Là bas, au temps de la guerre.
Ici, face à l’administration française.
Son exil.
Sa famille.
Son amour pour le Vietnam.
Son amour pour la France.

Lui.
Et moi.
Vingt bonnes minutes.
Oui, j’ai l’oreille facile.
Trop, sans doute.
M’en fiche. J’avais mes malabars dans la poche.

Mais alors.
Pourquoi se faire perdre vingt minutes pour au final demander dix euros pour aller à Roissy et accueillir sa famille arrivant de Saïgon - car dans sa mémoire, Ho Chi Minh Ville reste Saïgon –
Pourquoi prendre le temps de raconter toute cette histoire.
Parce que je l’écoute ?

Mais alors, dans l’histoire, quel est le plus dangereux ?
Lui, qui va perdre vingt minutes à ressasser son histoire et essayer de m’entourlouper?
Ou bien moi, qui vais lui prendre ses vingt minutes à l’écouter et au final ne lui proposer qu’un malabar avec un super héros en guise de tatouage?

Lui.
Durant ces vingt minutes, il m’a fait avancer.
Il m’a raconté une jolie histoire.
Moi, durant ces vingt minutes, je ne l’ai pas fait avancer.
Il n’a pas eu ses euros.

C’est surtout six mois plus tard qu’il m’a fait avancer.
Lui.
Quand il m’a recroisé.
Au même endroit.
Sous un ciel plus couvert.
Apprendre à dire non.
Je me souviens.

De la même manière.
La même histoire.
Que j’ai écourté, lui demandant s’il allait me demander dix euros pour aller accueillir sa famille à Roissy.
Il m’a regardé.
A marmonné, dans sa moustache jaunie.
Je lui ai répondu qu’il pouvait au moins changer son histoire.
Remplacer Roissy par Orly.
Non.
Aucune minute à lui consacrer.
Mon velib n’attendait pas.

C’est vraiment là que j’ai découvert.
Qu’il était atteint de schizophrénie laxative.

Et lui.
Ce midi, je l’ai recroisé sur le trottoir d’en face.
Devant le Chien qui Fume.
Galopant rue du Cherche Midi.
Le même.
La même moustache.
Le même imperméable.

Moi.
Je n’ai pas osé.
Lui demander s’il cherchait midi à quatorze heures racontait toujours la même histoire.
Il ne m’intéressait pas.
Plus.
Je l’avais bu.
Dorénavant, il m’était vide.

Et l’autre.

Ah oui, l’autre.
Il m’intéressait.
Beaucoup.
Enormément.
Je l’ai recroisé ce matin.
En revenant de l’ambassade d’Iran, visa en poche.
Ligne 6.
Au loin, j’ai reconnu sa voix.
Cette voix si singulière, que j’entendais chaque matin entre 2003 et 2005 sur la ligne 10.
Et que je n’entendais plus depuis.
J’étais heureux de l’entendre à nouveau.
Un clin d’œil.
Malgré un œil amoché.

L’autre.
Il m’a fait de la peine.
Car avant, comme tous, il demandait de l’argent. Oui.
Mais.
C’était un poète.
Il écrivait ses textes.
Aimait les jolis mots.
Les récitait avec envie.
Un peu comme lui.
Et les offrait.
« En échange d’une pièce, d’un ticket resto ou de métro, pour continuer à jouer avec les mots ».
Comme il disait.
J’aime sa voix.
Il est touchant.

Sauf que là.
Il n’avait pas de texte.
Plus.
J’étais déçu.
Embêté pour lui.

Alors pourquoi.
Alors pourquoi ne proposait-il plus de texte ?
Avait-il perdu sa plume ?
Son envie ?
Son inspiration ?
Ces années de galère l’ont-il touché davantage ?

Il n’est pas passé devant moi.
Il est sorti juste avant.
Là où je devais descendre.
Je suis allé le voir sur le quai.
Et lui ai demandé pourquoi il ne proposait plus de texte.

Et c’est là que je me suis rendu compte que notre imagination prend bien souvent le dessus.
Car il m’a répondu que la photocopieuse était en panne ce matin.


23 janvier 2008

Chrono post

8h14
Douce sonnerie.





8h14
Rendormi.

8h16
ZzzZzz.

8h51
ZzzZzz.

9h00
Sonnerie de secours. Affreuse.

9h00
Mon Dieu. Saperlipopette. Diantre. Sacrebleu. Damned. Nom d’une pipe. Zut. Mince. Bordel.

9h00
Panique.

9h00
Saut de l’ange pour stopper l’affreux son.

9h03
Cognement de doigts de pieds froids contre la chaise.
Prise dans le fil du fer à repasser.
Fer à repasser se casse la gueule.
Incident diplomatique évité.

9h03
Aïe !!!

9h03
Putain mais quel con !

9h03
Miroir.
Découverte du tatouage de l’oreiller sur la joue gauche. Le menton. Le front.
Grand chelem.
Et merde.

9h04
Ouverture du micro-ondes.

9h04
Bouteille de Gewurtz de la veille qui s’explose à terre en ouvrant le micro-ondes.

9h04
Bordel.

9h04
Carrelage embaumé au vin blanc.

9h04
Douche.

9h05
Bordel, c’est gelé.

9h05
Cool c’est chaud.

9h06
Sifflotement de ça sous la douche.

9h11
Des Jours et des Vies : Stephen vient d’apprendre à Shelley qu’il la quittait.

9h12
Repassage du col de la chemise.
Uniquement le col. Le reste, caché par le pull.

9h16
Choix des chaussures.

9h18
Des Jours et des Vies : Shelley apprend à Stephen qu’elle est enceinte.

9h21
Choix des chaussures.

9h22
Amour Gloire et Beauté : Jonathan pique de l’argent dans le porte monnaie de Kelly.

9h26.
Choix de chaussures fait.

9h26.
Lacet gauche explosé.

9h26.
Choix d’autres chaussures.

9h26.
Amour Gloire et Beauté : Steeve découvre que sa grand-mère Karen se drogue.

9h31
Choix de chaussures fait.

9h38
Ma concierge me donne les coordonnées d’un artisan pour mon dégât des eaux.

9h42
Station Falguière.
« En raison d’un incident voyageur, blablabla blablabla »
Ok. J'ai compris. Je ressors.

9h48
Duroc.
Pause pain au chocolat et malabars à la boulangerie.

9h52
Achat de Voici au kiosque.

9h52
Voici: "Patrick Bruel et mimie Mathy, c'est officiel!"

9h56
Station vélib’ de Duroc.
Consternation.
Pas pour Patrick.
Mais.
Quatre vélib’ de libres:
Un crevé.
Un sans chaîne.
Un sans selle.
Un sans roue.

10h02
Station Vélib rue de Sèvres.
Un vélib’ de libre. Et un vrai vélib’ de compet en plus.

10h22
Station Vélib’ Vaugirard.
Par terre, une clef.

10h26
Au boulot.

10h27.
Lecture d’un mail.

10h28.
Pause café.
Alexandra et sa forte poitrine nous parlent de leur passion pour Quentin d'Alliage.
Mathieu renverse son café sur la page 8 des Echos.
Céline arrive avec sa bouilloire. Elle mettra 49 minutes à boire son thé bouillant.
Catherine a oublié une boucle d'oreille dans sa voiture.
Bertrand fixe la poitrine d'Alexandra et mîme le Quentin.
Régis nous fait croire qu'il bosse. Lui.

11h08
Photocopie de feuille de demande de congés.
Bouche en feu, Céline est seule à finir son thé.

11h26
Pause clope.

11h34
Lecture d’un second mail.

11h35
Pause café.
On a raté de peu Céline.
Bertrand ne prend qu'un sucre. Bertrand a du diabète.
Catherine nous montre sa deuxième boucle d'oreille. Catherine est fière.
Régis, Céline, Mathieu et Alexandra nous font croire qu'ils bossent.

12h00.
Déjeuner.

14h22.
Café en terrasse.
Oeil gauche à l'affût.

15h08
Au boulot.
Envoi d’un mail.

15h09
Pause café.
Bertrand me raconte sa compet de twirling bâton du week-end dernier. 

15h22
Bernard enlève ses chaussettes.
Louise a fermé ses volets.

15h32
Pause galette.

15h42.
Mathieu est roi.
Bravo Mathieu.
Régis sert le champagne.
Régis s'en met toujours plus en douce.

16h00
Céline est toute rouge.
Mathieu l’a choisi comme reine.

16h08
J’ai la tête qui tourne.
Bertrand lorgne sur la poitrine d'Alexandra.
Bertrand est un coquin.

16h29
Photocopie de demande de RTT.

16h42
Pause clope.

17h08.
Coup de téléphone.
Ah, ai reçu un colis.
Un prestataire.

17h11
Je signe le colis de Fedex.
J’ouvre.
"Meilleurs voeux 2008".
Et découvre une bouteille de Champagne.

17h21
Pause Champagne.
Catherine a la tête qui tourne.
Catherine nous raconte comment elle a régénéré son capital soleil à la Bourboule.
Bertrand mate les jambes de Julie.
Bertrand est fripon maintenant.
Régis va bientôt vomir.

17h45
Ai du mal à ecirre sur le calveir.
J’enovie des mials rigolos à mon pédégé. Ooops.
Hips.
Sius buorré.

17h58
Je pernds le vileb.
Mntoe sur le prote bgagae.








8h14
Douce sonnerie.

8h14.
J’ai fait un drôle de rêve.
Et doucement, je me réveille.

14 novembre 2007

N° 08821

Hier.

Pourtant.
Et pourtant tout avait bien commencé.

Il y avait des flaques.
Beaucoup de flaques.
Et comme la mer rouge, elles se sont ouvertes devant lui.
Jambes relevées.
Cette fois-ci, personne arrosé.
Normal.
Il n’y avait pas grand monde.

Il pleuvait.
Un peu.
Première fois sous la pluie.
Toujours aimé les premières fois.
Pourtant c’était juste pour dix minutes.
A l’arrivée, ce fut au moins vingt heures.
Peut-être encore aujourd’hui?
Je ne sais pas.
N’y suis pas retourné.
Cent-vingt-huit euros.
Heureusement non crédités.

Peut-être l’a-t-on volé ?
Non.
Ils nous auraient informé.
Mon portefeuille et moi.

Pourtant j’ai tout essayé.
Pendant dix minutes.
A me détruire les doigts.
Sous la pluie.
Dans le froid.
De droite.
A gauche.
Avant.
Arrière.
Rien.
Impossible.

Juste pour deux hamburgers.
Et l’autre, qui me tenait la porte pour entrer.
Pour sortir.
Qui m’hurle dessus car je ne lui donne pas la pièce.
J’ai des bras aussi.
Merde.

Sous la pluie.
Dans le froid.
Engueulé.
Emmerdé.
Bloqué.

Quitte à rentrer.
A pieds.
Et glisser, sur les trottoirs.
Me casser un pied.
Me casser les pieds. Lui, là, à la porte.

Deux hamburgers pour cent-vingt-huit euros.
Dur à avaler.
Mais non.
Finalement, ils l’ont retrouvé.
Lui.

Ils ont dû couper l’antivol.
J’aurai souhaité y assister.
Dommage.
Il habillait le quartier.
Face à La Poste de Littré.
Face au MacDonald rue de Rennes.


Lui, le velib’ n°08821, accroché à la barrière.


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05 septembre 2007

La clef

C’est mon petit jeu.
Ce matin, c’était à profusion. Jambes écartées. Comme d’habitude.
Alors on me regarde avec des yeux différents.
Certains disent « quel gamin ».
D’autres sourient.
Pourtant, parfois c’est risqué.
Me suis fait klaxonner une fois. J’ai gueulé.
En ai arrosé, une fois. J’ai filé.

J’aime rouler dans les flaques d’eau en velib’.

Ce matin en le déposant, j’ai trouvé une clef.
Une clef par terre.
Aïe.
Du coup, ce soir, quelqu’un sera embêté.
Au moins une personne dans Paris sera embêtée ce soir.
Pourtant, ça arrive tous les jours.
Combien de clefs d’appartements retrouvées par terre dans la rue en une journée ?
Au moins une vingtaine. Facilement.
Oui. Voyons plus large, une centaine.
Donc sur cinq millions de personnes transitant aujourd’hui par Paris (chiffres INSEE), il y aura cent élus trouvant une clef par terre.
Et sur cent élus, peut être un ou deux en trouvant une au pied d’une station velib’.
Voyons plus large. Deux.
Je fais donc partie de ces deux super élus parmi cinq millions de personnes. Sympathique.
Parmi ces deux super élus, lequel rapportera avec citoyenneté la clef à la mairie de l’arrondissement ?
Aucun. Ou un de temps en temps. Lui, sera alors super méga gentil élu.

Pour ma part, non. Oui je sais ce n’est pas bien. Mais flûte. J’avais mon lacet à refaire.

Alors cher vous, croyez-moi, j’en suis désolé.
Désolé si vous allez errer jusque tard dans la nuit à chercher un serrurier.
Désolé si vous allez vous prendre une rouste par votre belle.
Désolé si vous allez vous prendre une rouste par vos parents.
Désolé si vous vouliez vous changer en rentrant de votre travail avant d’aller à un rendez-vous galant et vous passer un coup de dentifrice sur les dents.
Désolé si vous allez vous prendre une rouste par votre ami qui vous avait aimablement prêté son appartement hier soir pour votre rendez-vous galant.
Désolé si vous allez vous prendre une rouste par votre rendez-vous galant de ce soir en lui disant que vous ne pouvez l’inviter chez vous ce soir car vous avez déjà remarqué que vous n’aviez pas votre clef en voulant rentrer chez vous juste avant pour vous donner un coup de blendamyl sur les dents et que vous allez devoir lui demander de vous incruster chez elle.
Désolé si vous allez ressasser jusque tard dans la nuit pour savoir si vous vous êtes fait arnaquer par le serrurier en lui donnant neuf cents euros pour ouvrir votre porte.
Désolé si vous allez vous prendre une rouste par votre supérieur au travail qui, ne vous voyant pas arriver, se demandera comment il est possible que quelqu’un arrive en retard à une réunion fatidique avec des « capital risqueurs » russes portant sur l’avenir de votre entreprise et de ses milliers de salariés.

Désolé si vous allez vous prendre une rouste pour tout ça en même temps.
Remarquez, sur cinq millions de personnes, quelle serait la probabilité que vous aviez un rendez-vous galant hier soir ou ce soir avec vos parents et que vous vouliez vous donner un coup de blendamyl sur les dents avant et que vous vous fassiez blâmer par votre boss et les russes et que vous passiez ensuite la nuit à chercher un serrurier en appelant de chez votre rendez-vous galant et que vous ressassiez toute la nuit pour savoir si vous vous êtes fait arnaquer par le serrurier ? Hein ?


Mon lacet n’attendait pas.
Et puis j’en suis sûr, vous aviez un double sur vous.




Si non, pas de bol.