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04 décembre 2007

Cachées

Elles s’y réfugient toutes.
Toujours.
Au moins cinq fois par jour.
Tous les jours.
Toute l'année.
Qu'il fasse froid.
Qu’il pleuve.
Certaines plus que d’autres.
Les miennes ?
Souvent.
Oui.

Elles peuvent être signe d’aisance.
De mal être.
De bagout.
De nonchalance.
D’immaturité.
De normalité.
Tout simplement.

Devant.
Derrière.
En haut.
Sur les côtés.
De quoi s’emmêler.

Parfois bloquées.
Cherchant au fond.
Une clé.
Une pièce.
Parfois profondes.
Trop.
Pour une clé.
Une pièce.

L’été, c’est plus rare.
Normal.
Quoique.
Sauf cette année.
L’hiver, c’est mixte.
Femmes et hommes.
Mais généralement plus masculin.

Certains amoureux aiment se les échanger.
Seulement les amoureux.
Les miennes n’iraient pas à la rencontre de n’importe qui.

Dans le métro, c’est la distinction de la plus grande majorité.
Dans le métro. Mais dans les bus aussi.
Elles caractérisent l’attente.
Normal, il faut s’occuper.
Il faut les occuper.
Mais pourquoi ?

Forcément, certaines sont sales.
D’autres se préservent.
Et d’autres encore se cachent.
Pour notre plus grand drame.
Car certaines, on aimerait les voir.
Si elles sont à l’image de l'autre.

Elles seules, les femmes y accordent une grande importance.
Forcément moins lorsqu’elles y sont blotties.
Parfois serrées.
Parfois à l’aise.

Enfant, on nous réprimandait.
«
Ce n’est pas bien.
C’est mal élevé.
Il faut se tenir.
»

Alors on a envie d’envoyer valser.
Mais avec elles, pas évident.
Il vaut mieux les avoir ici que dans le nez.

Et si elles n'existaient pas ?


Les mains dans les poches.

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