Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

28 avril 2008

La promenade du WE

Un petit tour vite fait en 5'11 (avec bonus de fin).




06 février 2008

1er jour, Maroc 2005

Deuxième volet de la série.
Cette fois-ci, je pars seul avec un groupe au Maroc, marcher dans le Djebel Sahro et l'erg Merzouga la deuxième semaine.
Les fous rires auront été le fil conducteur du voyage.



Dimanche 6 mars. 1er jour.

A minuit, à Roissy on écrit. L'avion était à 6h, rendez-vous à 4h. Suis arrivé à Roissy à minuit car pas envie de me réveiller complétement déchiré à 3h à courir après le taxi.
Hier, samedi, l’excitation était bien au rendez-vous.
Les préparatifs au voyage s’en donnaient à cœur joie, mais la première angoisse fut celle du sac au poids excédent!
Ben oui! Pour les charters, on est autorisé à 15kg maximum… Max empile, empile et oublie cette barrière synonyme (il l’apprendra plus tard) de luxe : chaque kilo excédentaire peut rivaliser avec le prix du foie gras...
C’est alors que va commencer la quête de « la balance perdue » car Max n’a pas de balance chez lui. Voisins bousculés et refus avérés, Max sent l’angoisse s’amplifier. Mince mince mince! En relisant, c'est dingue cette manie de parler de soi à la 3eme personne!
Petits détours par les pharmacies de quartier et autres cabinets de kinés (on ne sait jamais), mais on regarde Max avec des gros yeux, lui rappelant qu’on ne pèse plus les personnes dans les pharmacies depuis longtemps. Ah bon ??
Toujours est-il que la quête n’est pas terminée et arrivera finalement à terme en début de soirée. Merci petite mamie voisine.
L’objet tant convoité sera choyé tel un trésor et donnera son verdict : les 15kg ne seraient pas atteints. Ouf !

C’est le deuxième voyage dans le désert :
Dimanche 7 mars 2004, départ pour Atar, Mauritanie,
Dimanche 6 mars 2005, départ pour Marrakech, Maroc.
La « progression voyageuse » est lente et sûre avant son apogée cet automne et le Tibet. Max ne se sentait pas trop aventurier ; l’an passé, avec la Mauritanie et ses amis, ce fut la révélation. C'est vrai.
Oui, avant, j'étais plutôt soleil, plage, volley, dragouille timide à deux balles, à rouler des mécaniques au camping; bref, le ptit con quoi.
Révélation de ce désert si grand, si beau, si silencieux, ce lieu où le temps ne laisse aucune trace, ce lieu où le vent est le sculpteur de l’éphémère, ce lieu où le ciel est plus bleu, la roche plus abrasive, le thé plus sucré, le sable plus chaleureux et les sourires plus généreux. Au Maroc, il décide de partir seul avec un groupe (chose qu’il n’aurait jamais pu faire auparavant), au Tibet, il partira seul, seul avec lui, à « s’auto-psychanalyser » comme il aime bien le dire. Oui, enfin bon, n'en rajoute pas trop non plus...

0h30.
Le terminal est désert, mais les bancs sont colonisés par ces voyageurs qui attendent désespèrément, entre un sandwich et autres cookies, leur vol du lendemain. Cet état d'excitation d'avant voyage à l'aéroport est divin. J'y passerai bien ma vie d'ailleurs à observer tous ces gens.
Dans le bus le menant à Roissy, Max a fait la connaissance d’un normand qui vit 8 mois sur 12 en Tunisie.
Vraiment très sympa « eul gô normand ». Il passera la nuit avec lui… euh…enfin la nuit…ils partageront un bout de banc en essayant de somnoler et en attendant les 5h et les premiers tohus bohus.

Ce matin, ce sera le départ.
Comment ne pas penser à ce dimanche, dans 15 jours, jour du retour. Je lance un défi au temps, ou plutôt, je lui ai lancé un défi hier soir, chez moi, en inscrivant sur un morceau de papier délicatement posé sur la table basse du salon: « tu écris ces mots ici… à ce moment, avant de partir. Tu les retrouveras toujours ici… à ce moment, où tu es revenu », pour mesurer le temps qui passe… Tu as bien noté le moment où tu l’as écrit et as « fixé » l’image de ce moment, et te rends compte que déjà, il a passé… le temps passe… Bon là, il est tard, j'ai pas mon nutella sur moi et suis parti en vrille. Faites pas attention hein. Tout ça pour un unique but: retrouver le même message en rentrant 15 jours après et se dire que lui, au contraire du temps, n'aurait pas bougé. C'est hautement spirituel tout ça, mais suis très attaché au temps.

4h.
Le terminal 3 de Roissy se réveille. Et Max aussi.
L’agitation devient de plus en plus soutenue, des groupes commencent à se former. Biensûr, la question qui préoccupe tout le monde à cette heure est d’essayer de mettre des visages sur les personnes qui formeront les groupes. Certains visages commencent à se distinguer.  Un grand classique.
Enfin arrive l’heure de la pesée. Ouf !! 16kg, soit un de plus, mais passage sans problème. Le pote normand de Max avait expliqué qu’ils acceptaient jusqu’à 18kg. Tout roule.
Billet en main, passeport dans une autre, dents non lavées – ben oui, ca arrive – nous embarquons, et quelle surprise: un petit déj’ digne des longs courriers d’Air France ! Sympa.
Les paysages défilent. Bordeaux, le bassin d’Arcachon, la dune du Pyla, Biarritz puis bientôt Pampelune, Tanger, Rabat, Casablanca et enfin Marrakech après deux-trois assoupissements.

Hall de l’aéroport de Marrakech Menara…Ouh !!!!! La première clope qu’elle est bonne !! Oui, la clope est toujours mon premier geste, même si je suis en transit, quitte à sortir et limite rater le vol (comme pour la Syrie à Milan...enfin bon, passons...).
Sacs récupérés, nous filons rejoindre notre guide, Youssef, qui, à première vue, a vraiment l’air sympa ! Le groupe se forme peu à peu, les premières discussions seront échangées dans le mini-bus nous conduisant à notre hôtel. Hôtel très bien, la réceptionniste est mimi comme tout. Ce guide et son équipe était tout simplement extra, et très attachant.
Les papiers réglés, certains conviennent de se retrouver peu après s’être installés dans les chambres.
Très vite, de fortes affinités se sont créées entre les 4 hollandaises et moi le groupe.

Nous partons alors à la découverte de Marrakech ; découverte pour tous, malgré certains profils de grands trekeurs et routards. Les voyages sont toujours un grand sujet d’échanges pour les voyageurs. Jolie cette tournure!
Marrakech… Marrakech la belle… mais Marrakech la polluée aussi un chouilla !! A certains endroits, on se croirait vraiment dans les tunnels du périph à ses heures de gloire. Après coup, il y a vraiment pire que Marrakech.
Ici, l’ocre règne sans pareil. Sans doute, toujours cet ocre contribue à part entière à la réussite du subtil mélange de la modernité et du traditionnel marocain. Traditionnel marocain dignement porté par la place Djema El Fna et ses souks ! Quelle vie! J'ai à ce moment le regard naïf de celui qui découve les souks et Djema El Fna. Mais Djema El Fna a néanmoins une certaine âme.
Max s’essaie au charme des serpents et se laisse même embrasser ! Héhé…. Mais attention… serpent embrassé et serpent pris en photo égal « sousous » !!! Ils perdent pas le Nord ici! enfin l’Est… Tout est payant ! Attention à ne pas être trop gentil car on a vite fait de se laisser embarquer et de ne plus pouvoir dire « NON » !! Trop tard, me suis fait entubé (et c'était un cobra).
Certains repartiront avec des cadeaux aimablement offerts ; Thérèse avec un pion d’échec en bois réalisé à la « Black & Decker » berbère, ou encore Max avec un henné… (non souhaité !! Car ça mettrait 2 plombes à disparaître cette saloperie…merci pour le boulot !…). Une femme m'a attrapé le bras encore fraîchement pâle et à vidé son stylo de henné sur la main. Il était raté. J'ai cru que ça me resterait un mois et que j'aurai l'air d'un con après au boulot. J'ai une facheuse tendance à m'emballer un peu vite, et ce pour tout.
Beaucoup de proximité dans le souk, et surtout pas d’agressivité.Ici, tout le monde joue le jeu, ce jeu si plaisant dans le respect de chacun. Oui, ça restait très bon-enfant.
La marqueterie, les émaux, les tissus, les épices, les peintures nous assaillent de toute part par leur brillance, leurs couleurs, leur qualité, leur originalité.
Ici, les marocains ont développé leur vocabulaire: si vous portez une moustache (comme Jean-Claude), votre nouveau prénom sera « moustache ». Les femmes seront des « gazelles ».
Détails sur Jean-Claude: on ne se connaissait pas encore et n'avait rien de ces grandes brunes italiennes au regard déstabilisant, mais il a eu le courage de partager ma tente durant ces 15 jours et surtout de supporter mes ronflements de loco. J'ai tout de suite su capter que ce Jean-Claude avait besoin de berceuses au son régulier pour s'endormir dans son duvet Intersport des 70's.
Jean-Claude, au bout de 9 jours, a fortement contribué à vider ma deuxième cartouche de clopes.
Jean-Claude parlait peu, mais avait toujours le bon mot et surtout au moment où il fallait pour que j'hurle de rire.

Fraîchement sortis du souk, nous continuons vers la Koutoubia, la fameuse mosquée de Marrakech et son minaret haut de 77 mètres comme Notre-Dame de Paris. Dîtes, imaginons un instant d’intervertir les deux sites dans leur endroit respectif...
Alors ?…. On échange ??? Avouez que ce serait original!
A travers les parcs remplis d’orangers, nous rentrons à l’hôtel pour nous préparer pour aller dîner, en nous frayant tant bien que mal un chemin parmi la cohorte de taxis beiges. Le parfum des fleurs d'oranger est un véritable cadeau des dieux.
Nous longeons les remparts (car Marrakech est une ancienne cité fortifiée), et le long de ces remparts, Pascal et Dino se donneront à cœur joie sur une discussion d’appareils numériques… une discussion très pixellisée… Alors cette phrase là, zéro de chez zéro!

Retour à l’hôtel, puis dîner dans un snack très convenable à deux pas de l’hôtel. Mais quelle idée d'aller dans un snack!
On retiendra notamment de cette soirée que certains ont eu le privilège qu’un chanteur dénommé « Jean-Claude Pascal » aurait existé…. Il y a de cela très très longtemps… Là, c'est une private joke hein.
Retour à l’hôtel (oui, encore une fois), le temps pour Max d’écrire ces quelques mots et de se réfugier dans ses rêves après une grosse première journée où le repos était bien mérité. A ce moment là, tout le monde est couché. Je suis seul dehors devant un patio sompteux à baver devant la piscine, à regarder les étoiles, à rêver de sable et penser aux 15 jours qui allaient arriver. Je dessine dans le noir.

…Marrakech la belle… Marrakech au mélange des deux Maroc réussis; le traditionnel et le moderne. L’élégance des femmes marocaines modernes rivalise avec brio à la généreuse authenticité féminine marocaine traditionnelle … J’ai envie de revenir à Marrakech…

Mais n'y suis pas encore retourné.


bd8fe2a6cd2792d904b9d8e27738b8ab.jpg
Djema El Fna de la terrasse du café de France
efc05a53eeac4e9d1bf6889281191e97.jpg
Erg Merzouga
7c701024d543e9b6674f1245118e7b67.jpg
Djebel Sahro