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25 septembre 2009

L'image du vendredi (13)

 

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Afrique du sud.

Nous venons juste d’arriver à Johannesburg.
Nous récupérons la voiture.
5 ans que je n’ai pas conduit plus de 300 km… et nous voici contraints à sortir de l’aéroport avec ses nœuds d’autoroutes à rouler à gauche avec le volant à droite…
Johannesburg.
Pretoria.
Et enfin, nous arrivons au parc du Pilanesberg.

Ce sera donc « Bilou » qui nous accueillera.
Bilou, c’est cette bête avec son énorme bec tout droit sorti de la préhistoire.
Il n’est pas farouche : il nous accueille et quémande deux-trois morceaux de gâteaux, en tapant même parfois sur les vitres de la voiture.

Oui, c’est un Bilou qui a de bon cuisseaux et qui se plait à prendre la pose.
Si on l’avait attrapé, peut-être aurait-il bien accepté d’être jeté acteur en guise d’intro à la vidéo… ?

On verra, peut-etre que lorsque nous irons à Berlin, nous ferons tomber un ours…
On a intérêt à faire le plein de miel !



Photo de Claire

08 août 2007

Elle, je l'adore

Qu’on soit placé en haut, au milieu ou en bas, elle est différente.
Qu’il fasse chaud ou froid, elle est différente.

Quand elle est nue, il paraît qu’elle fait peur. Enfin, c’est ce qu’on dit. C’est n’importe quoi.
Au contraire, nue, elle est plus belle je trouve. Non ?
Moins mystérieuse, mais plus belle. Complètement nue.
Et elle est souvent nue d’ailleurs. Pas pudique. Non, pas du tout.
Ca, c’est bien.

Bon, faut dire, elle a la peau marquée. C’est vrai.
Lisse, plane, elle ne serait pas elle.
C’est son histoire.
C’est l’histoire qui façonne la beauté.
Elle, elle a vécu. C’est beau.

Tous les deux, on a nos coins favoris pour se retrouver.
J’aime écrire avec elle.
C’est souvent au calme que j’aime me faire un tête à tête avec elle.
Souvent, non. Tout le temps en fait.
Enfin tête à tête, disons qu’on est trois. Elle, lui et moi. Lui, c’est le carnet magique.
C’est dans le désert qu’ensemble nous avons passé nos meilleurs moments.
Suis pas habitué aux trios intimes, mais ceux là, déjà faits et refaits.
Toujours j’en redemande.

Elle nous a souvent guidé.
Faut dire, c’est une vraie loupiotte cette coquine.
Je ne suis jamais allé au milieu. Pas encore.
Je ne l’ai donc jamais vu sourire ou faire la moue.
J’aimerai. Ah oui.

En haut ou en bas, c’est pareil. Sauf que c’est inversé. Comme dans un miroir.
Elle a été chassée.
Elle a été conquise.
Mais elle reste sauvage.
Pourtant, il paraît qu’ils vont de nouveau l’embêter.
Au diable ! Mais laissez-là tranquille !

Ce matin je l’ai croisée.
Là, à Paris.
Là, en sortant du métro.
Mais je l’ai à peine vue.
Mais il fallait de bons yeux.
Elle n’est pas du matin.
Pourtant moi non plus, mais au moins je me montre.
Et même avec la marque de l’oreiller sur la joue gauche. Si si.
Par contre, je ne me montre pas nu.
Sauf à elles.

Il paraît qu’elle nous influence.
Peut-être.
Moi, je ne pense pas.
Si ce n’est pas moi, ce sont les haricots. Par exemple.
Mais pas les patates. Non. Mon père me l’a dit.
Ou mes cheveux. Oui, mes cheveux. Mon coiffeur me l’a dit une fois.
Il m’a même dit que certains coiffaient devant elle à minuit quand elle était nue.
Bizarre.
Encore un truc de poufs parisiennes ça. Il leur faut de l’extraordinaire superficiel.
Alors toujours quelqu’un plus superficiel pour leur en donner.

Je crois que rousse, je la préfère.

Ici, nous sommes en haut. Ici, c’est là.
A Quito, capitale du milieu, on est au milieu.
A Johannesburg, on est en bas et elle sourit.

La lune.