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16 août 2009

48 heures à Sao Paulo


Braaaaasil!

Bon, c'était un peu en dernière minute.
Au final, ça nous a fait 48 bonnes heures sur place.
Pas trop fatiguant pour moi mais un peu plus pour Claire...
Là-bas, à cette période, c'est l'hiver.
Donc seulement 30° à la place des 40 habituels.
Coup de bol, nous avons un temps extraordinaire.

Sao Paulo.
Première fois que je mets les pieds au Brésil.
Et cette ville est tentaculaire, des immeubles partout partout!
Des couleurs, plein de couleurs.
Jamais vu autant de personnes arborer fièrement les couleurs de leur pays sur les tee-shirts.
Faut dire, ces couleurs flashy invitent à la fête, à la bonne humeur.

Sao Paulo, c'est aussi la première vraie sortie de la nouvelle caméra, où la vidéo est faite de mixes entre l'ancienne et la nouvelle.

Ca s'est passé le WE du 8 août et ça se passe ici en 3'17.
Zou!
Enjoyez!





Merci à Claire et à sa grande patience d'avoir supporté pendant les heures de montage des rushs de la musique en boucle et en boucle...

23 juillet 2008

Solidarité sud-américaine

«
- Chef, nous devons recruter expressément !
- Quoi ?? Comment oses-tu ! Comment oses-tu me déranger en pleine séance de suivi de retrouvailles en salle de débarquement de l'aéroport de Kuala Lumpur entre une jeune expatriée chilienne et son fiancé brésilien?
- Chef, il y a vraiment urgence ! le contrat du chef de projet « Lancers d’assiettes dans la cuisine » arrive à son terme.
- Mais il nous emmerde lui! Laisse-moi en paix au moins deux minutes! Et puis de toute manière, ça fera du bien pour tout le monde ça! Et là, j'ai une séance d'étreinte vieille de plus de six mois à suivre!
- Bon, très bien. Mais vous savez ce que ça veut dire !
- Oui oui, je sais! Prépare moi les CV, et file, et ne me dérange plus! Je m'occuperai de ça plus tard! Ah mais!
»

Dieu marmonnait dans sa barbe blanche.
Oui.
Il était à la tête de la plus grande entreprise n'ayant jamais existé.
La vie.

Il manageait des millions de chefs de projets.
Ces derniers étaient chargés, à chaque instant, de provoquer ce dont pourquoi ils avaient été recrutés.
Le rythme était dur.
Du coup, il constatait un énorme turnover auprès de ses chefs de projets.
Ils devaient, chaque seconde, dans le monde, s'attacher à leur mission.
Toute personne.
Toute couleur.
Tout pays.
Tous âges.

Le chef de projet « Lancers d’assiettes dans la cuisine » n'avait pu tenir que quelques jours.
Les millions de disputes avaient eu raison de lui.
Dix disputes par centième de secondes.
Le rythme était trop effréné.

Et tous, enviaient certains postes.
Dont le chef de projet « biiiiip censuré ».
Et puis le chef de projet « Bébés ».
Oui, lui, il avait la belle vie, car chaque seconde, il donnait la vie.
Chaque seconde... ce qui restait néanmoins un rythme de fonctionnaire paradisiaque.

Les séances de retrouvailles, d'étreintes, étaient celles qu'il préférait entre toutes.
Bien sûr, sa fonction de chef suprême lui imposait parfois d'assister à des séances de cyclones.
De tremblements de terres.
De guerres.
D'éruptions.
D’épidémies.
Entre autres.
Il devait aussi y assister.
C’était le jeu.
Car.
C'était aussi dans son contrat.
A lui.

Mais cette séance de retrouvailles entre la chilienne et le brésilien lui tenait particulièrement à coeur.
Tous ses chefs de projets mêlés à cette histoire avaient bien travaillé.
Il en était content.
Fier.
Le chef de projet « Communication épistolaire » s'était démené.
Le chef de projet « Téléphone en panne » fut brillant par moments.
Le chef de projet « Larmes » s'est surpassé.
Le chef de projet « Souvenirs », comme à son habitude, s'est accroché.
Le chef de projet « Je pète un plomb » s'est fait remarquer.
Le chef de projet « Avion raté » n'a pas manqué une miette.
Et.
Le chef de projet « Retrouvailles » a su manager tout ce petit monde avec brio.

Clap Clap Clap.
Bravo.
Dieu applaudissait.
Il souriait.
Touchait sa longue barbe, signe de plaisir.
De voir ces deux jeunes petits se retrouver.
Avant de se re-séparer.
Oui.
Car le chef de projet « Ecoute je me plais ici, va falloir décider, et puis j'ai changé » fera des siennes.
Mais plus tard.
Laissons-les un peu respirer quand même.
Séparés si longtemps!

Dieu était content.
De si belles étreintes.
Qu'il en avait oublié son chef de projet « Lancers d’assiettes dans la cuisine ».
L'espace de quelques secondes.
Juste le temps d'assister à cette scène.

Oui.
Grâce à notre chilienne et notre brésilien, ce sont bien vingt-neuf secondes de passées sans chef de projet « Lancers d’assiettes dans la cuisine ».
Dix à chaque centième.
Mille à chaque seconde.
Vingt-neuf mille disputes annulées.

Et parmi ces vingt-neuf mille, la probabilité est que un pour cent ait été cruciale.
C'est à dire deux cent quatre-vingt-dix disputes qui auraient mal tourné.
Donc deux cent quatre-vingt-dix drames évités.
Donc deux cent quatre-vingt-dix familles toujours ensemble. Réunies.

Si nous rapportons alors cela à notre France.

Notre planète compte sept milliards de personnes.
Notre France compte soixante millions de personnes.
Pour deux cent quatre-vingt-dix drames évités dans le monde.
Donc deux virgule cinq familles françaises concernées.
Donc deux familles normales.
Et puis une monoparentale.

Chef de projet « Statistiques et prises de tête » :
- C'est bon Maxime, ton calcul tient la route pour l'instant.

Merci.
Et sans doute, que vous, moi, via les racines de nos réseaux étendus, connaissons-nous au moins une de ces familles?
Regardez:
Puisque nous nous « connaissons » tous via les réseaux sociaux tentaculaires du type Facebook.
Et puisque l'adage est « l'ami de mon ami est mon ami » ou plutôt, aurait tendance aujourd'hui à être « je cherche à ce que l'amiE de mon ami devienne mon amiE ».

Chef de projet « Je nique poke via Facebook »:
- Ah ah, plutôt perspicace le Maxime!

Donc, nul doute que l'un d'entre nous ait connaissance d'une de ces familles.
Alors toi.
Ou vous.
Si je te vouvoie.
Vous, qui connaissez une de ces familles, tu es chargé d'une mission auprès d'elle.
Oui.
Tu vas dire à cette famille de retrouver la chilienne et notre ami brésilien.
Et vite.
Avant que notre chilienne ne se fasse emmerder par le chef de projet « Ecoute je me plais ici, va falloir décider, et puis j'ai changé » et que tout ça soit effacé, n’ait pas lieu.
Oui, il est encore temps.

Alors vous faites ce que tu veux :
Tu prends.
Un papier et un stylo.
Un clavier et un écran.
Un billet et un avion.
Et vous contactez notre chilienne pour éviter qu'elle ne fasse une bêtise.

Chef de projet « Causes perdues »:
- Héhé... Oui oui, c’est ça...


Ah mais !
Chef de projet « Causes perdues », tu as déjà assez affaire avec Mélanie.
Alors laisse-nous deux minutes, tu seras mignon.