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04 juin 2008

L'escapade de mai

Une Jordanie en 7'56 (oui, un peu plus long là)


Allez hop, zou!

29 mai 2008

Bouche bée

Jamais j’aurais pu m’attendre à une telle chose.
La probabilité était nulle.
Donc, non probable.
Et pourtant.


Je remonte dans le temps.
8 octobre 2005.
Je suis au Tibet.

Au monastère de Samyé.
En haut de ma colline.
Avec mon sage.
Celui-ci.
Un de mes plus beaux souvenirs.


27 mars 2008.
Je suis à Paris.

A écrire cette note.
Dont ça :
«
Alors il s'est approché de moi.
S'est accroupi.
Et s'est assis.
A mes côtés.
Les pieds ballants dans le vide.
Aussi.
»

Je n’avais pas joint d’illustration de cette scène pour la note.
Lui, je ne l’avais pas en photo.
Lui, je ne voulais pas le mettre dans la boîte.
J’avais bien pris une photo du monastère, du haut de cette colline.
Mais.
Mais elle n’aurait pas été en adéquation avec le texte.
J’avais préféré décrire.


Je remonte encore dans le temps.
7 octobre 2005.
Je suis au Tibet.

Ou plutôt, je suis en train de dîner dans une salle faisant office de restaurant du monastère de Samyé.
Nous sommes cinq.
Cinq touristes.
J’ai rejoint quatre trois japonais à leur table, m’invitant à boire de la « Lhasa beer, the beer of the roof of the world ».
Et à manger des yacks burgers.
Je m’en souviens.

Cinq touristes.
Dont elle.
Seule à sa table.
En train de dîner.
En train de lire.
En train d’écrire.
C’est une jeune et belle asiatique, brune aux cheveux longs.
Elle nous regardera.
Nous sourira.
Mais ne se joindra pas à nous.
Elle semblait Sage.
Je m’en souviens.


17 mai 2008.
L'escapade de mai.
Je suis en Jordanie.

Dans une auberge.
J’arrive de Paris.
Je pose mes sacs.
Demande un lit en dortoir.
Monte mon sac dans le dortoir.
Mange un carambar.
Redescends dans le salon.
Lis la blague carambar.
Salue les différentes nationalités présentes.
Une australienne.
Un néerlandais.
Un allemand.
Un irlandais.
Et un Maxime.

Je leur parle de ma passion pour les carambars.
Et malabars.
Et puis.

Et puis, je vois une pile de livre dans une bibliothèque.
Me lève.
Vais la voir.
Il y a le Lonely Planet en anglais sur la Jordanie.
Il y a le Rough Guide de la Jordanie.
Un autre Lonely Planet sur Israël.
Et en dessous, il y avait l’improbable…

Le Guestbook de l’auberge.
Mais avec une illustration sur la couverture.
Et quelle illustration !
Une photo.

D’une asiatique.
De dos.
Prise en photo.
Du petit muret de la colline de mon Sage.
Avec vue sur le monastère de Samyé.

 

2129580706.JPG
Dans la note "Mon Sage", nous étions tous les deux, assis, ici.


Pourrait-ce être l’asiatique que j’avais croisé ce 7 octobre 2005 dans la salle de restaurant du monastère ?
J’aimerai.
Pourquoi retrouvai-je la photo d’un des sites qui m’avait le plus marqué, ici, dans cette auberge Jordanienne, à Amman, un soir de mai 2008 ?

Je pourrais être niais et naïf en affirmant que c’est mon Sage qui me l’a replacée sur mon chemin ce soir-là.
Mais non.
Je ne serai pas affirmatif.
Je continuerai de trouver cela fabuleux.
Laisser une part de hasard…
…ou pas.


Y’a pas à dire.
La vie est bien faite.
Les voyages sont merveilleux et restent le meilleur investissement.
A court.
Et à long terme.
Car sont immatériels.
On investit.
Pour le personnel.

Profitons-en.
Tant que possible.