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16 août 2007

Si petit mais si Grand

Des milliers. Des millions. Des milliards.
Ailleurs, on ne s’en rend pas compte.
Ici, c’est frappant.
Normal, c’en est rempli. Il n’y a que ça. On y baigne.

Ailleurs, on ne s’en rend pas compte.
Normal, il n’est pas aussi doux.
Normal, ici, c’est de la soie.
Je l’ai découvert voici trois ans.
Une révélation.
Lui, et tout ce qui l’entoure.
J’ai fondu. Impossible d’y résister. Une combinaison d’éléments. Dont lui.
A les regarder, eux, qu’un seul souhait. S’y blottir.
Les manger, les boire. Qu'ils nous parcourent.



Pour notre seconde rencontre j’en ai eu la gorge serrée.
Tant de souvenirs.
Un retour.
Un rituel.
Aujourd’hui, un besoin. Une drogue. J’en suis conscient.
C’est un refuge pour ces hommes. Il l’est devenu pour moi.

Il voyage perpétuellement. Sans doute aussi pour ça que je l’aime.
Il est en mouvement.
Il est trace du temps, témoin des éléments.
Si fort et fragile à la fois.

Ensemble, ils forment le royaume du pardon.
On y inscrit ses rancoeurs.
Pour mieux les voir s’envoler.
Si simple.

Il n’est pas éphémère. C’est sa force.
Doux, il me fut amante.
Chauffé, il me fut remède.
Déchaîné, il me fut douleur.
Matins, il me fut réveil.
Nuits, il me fut protecteur.
Journées, il me fut guide.
Il me fut. Il me sera.

Seul, il n’existe pas.
Seul, il n’est rien.
Seul, il est invisible.
Seul, il est ordinaire.
Ensemble, ils sont Absolu.
Ensemble, ils sont le fruit du plus imaginatif.
Ensemble, j’aime les imaginer en courbes de femme.
Ensemble, ils peuvent être mort. Oui.
Ensemble, ils ne craignent rien. Une armée.
Ensemble, ils nous transportent. Obligatoire.

Seul, il est incolore.
Ensemble, ils sont noirs. Blancs. Jaunes. Roses. Gris. Rouges.
Seul, il est syllabe.
Ensemble, ils sont poésie.

Le grain de sable du Sahara.