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09 septembre 2008

Pouah!


On n’y fait jamais attention.
Et pourtant.

Ils nous entourent.
Nous vivons avec.
D’ailleurs, sans nous, ils ne seraient rien.

Leur ancêtre remonte à la préhistoire.
Puis les Mayas, qui l’utilisaient pour se muscler.
Les grecs, aussi.
Aujourd’hui, à Singapour, il n’est utilisé que dans des conditions très strictes.
Alors que chez nous, pffffiou il est partout.
On raconte même que les andorrans seraient champions.

Mais ils polluent.
Ils nous polluent.
Plusieurs fois, par ma faute.
Plusieurs fois, par votre faute.
Surtout lorsque j’étais enfant.
Surtout lorsque vous étiez enfants.

Leur avantage, c’est leur universalité.
Ils se comprennent tous.
Bien qu’ils soient très différents.

Mais ils ont tous un point commun.
Leur assignation à résidence.

Ils se multiplient.
A vue d’œil.
Des millions.
Des milliards.
Ils sont des milliards.

Mais on n’y fait jamais attention.

Imaginons.
Imaginons-les.
Tous.
Tous frais.
Tels qu’ils sont. Aujourd’hui.
Là où ils sont. Aujourd’hui.
Et nous, au milieu de ce décor.
(…)
Ne serait-ce pas affreux ?
Je serai bloqué.
Vous seriez bloqués.
Une vraie plaie.
Imaginez.
Les rues entières pleines de _______-____ tout frais !
Pouah !

Mais heureusement.
Cela n’arrivera jamais.
Car comme nous, ils vivent.
Meurent.
Et disparaissent.
Au fil du temps.
Mais personne ne les regrette.

Puisque.
Puisqu’ils sont tous éphémères.
Et que l’un remplace l’autre.
Eternellement.

Parfois, ils destressent.
Souvent, ils énervent.
Rarement, ils étonnent.

Alors.
Je prends.
Je jette.
Vous prenez.
Vous jetez.
Nous prenons.
Nous jetons.

Comme les conjugaisons.
A l’école.
Sauf que eux et l’école, ça fait mauvais ménage.
Un peu comme Darty et moi.

Mais faisons-y attention.
Comme pour tout.
En observant.
Posons-nous sur un banc.
Ils viennent à nous.
A notre œil.
Parfois à notre main, hélas.
Mais regardons.
A terre.

Regardons-les.

Car plutôt de les regarder comme polluants, certains vont jouer avec.
Les peindre.
Pour qu’ils s’expriment.
Autrement.
De l’art.
Street art.  

 
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C’est spécial, je vous l’accorde.
Mais ça change.

D’autres vont chercher à les relier.
Pour représenter des constellations.
Street art. Aussi.
La dimension devient tout autre.
Un autre regard.
Amusé.



Et hier, je m’en suis pris un sur les fesses.
Et celui-ci, je ne suis pas prêt de l’oublier.



Les chewing-gums.
Collés ça et là.

 

Commentaires

ah, je ne retiendrais qu'une chose : le traumatisme du chewing um collé au pantalon.
Pour ma part au collège, sinon ça serait trop simple ;-) et à 8h du matin, sinon on en profite pas assez...

A part ça, j'ai eu un peu peur que tu nous parles de bactéries, puis de martiens...au final j'ai sauté des lignes pour savoir plus vite de quoi on parlait.
Maintenant je vais tout relire ;-)

Écrit par : carobine | 09 septembre 2008

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dit toit que c mieux collé aux fesses que dans les cheveux!!! lol

En tout cas je me demandais bien de quoi tu parlais au début loul

La photo c'est VRAIMENT des chewing gum? nan passkeuh les mecs ils ont vmt que ça à fout'...

Écrit par : anyia | 10 septembre 2008

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Carobine, en plus, le collège, ça ne pardonne pas!! Pour ma part, ce fut dans les cheveux...
La prochaine, faut pas tricher et descendre à la dernière ligne hein!! ;- )

Anya, je sais... mes ciseaux s'en souviennent encore.
Et la photo oui, c'en est vraiment, regarde:
http://www.flickr.com/photos/rahid1/sets/286517/
Et le "que ça à fout'", mais c'est original, nan? Perso, suis pour!

Écrit par : Maxime | 10 septembre 2008

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Bon, quand ça colle c'est enervant, mais le chewing gum art par contre, j'adore!!!!!!!( c est quand même plus symap que ces milliards de chewing gum collés les uns sur les autres, devant les cantines, tellement collés serrés qu'à un moment on a l'impression qu'il s'agit d'un délire de l'architecte sur le bitume!)

Écrit par : cynthia | 13 septembre 2008

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Cynthia, oui! Et à ta place, je regarderai sous les tables et chaises de tes petits... Mais te conseillerai pas encore de les faire peindre leurs chewing-gums, sont encore trop petits et les parents te prendraient sans doute pour une instit un brin chelou...
Quant au tire-bouchon, attention, le brevet est déposé par mon pote (qui taxe les clopes plus vite que son ombre d'ailleurs...)! ;-)

Écrit par : Maxime | 16 septembre 2008

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