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26 juin 2008

Mardi soir, on a mangé du vert

Sans rien savoir, il y a seize jours, j’écrivais :
«
(…)
C'est un concours, et comme j'ai autant de chances de gagner que l'Afghanistan d'organiser un jour les JO, donc si vous pouviez aller y faire un petit tour et cliquer sur les petites étoiles sous la vidéo, ce serait très sympa.
»


Il y a neuf jours, j’écrivais :
«
(…)
Mon frère, en Afghanistan.
»

Alors la prochaine fois que je fais un concours, je cite Tahiti.


Bref.
La soirée de clôture du concours était mardi.
Je n'avais jamais assisté à ces choses là.
Les approches restent plutôt timides.
Mais c'est plutôt rigolo.
On boit et mange à l'oeil.
Sympa.
Mojito.
Pouilly fumé.
Pas goûté au rouge.
Là, on mangeait tout vert. C'était le concept.

Il paraît même que le somptueux mojito est monté à la tête de certaines.

On m'a renversé mon verre dessus.
Un bocal plein de crocos Haribo a été pété.

Et les gagnants ont été hués acclamés.
Ils le méritaient.

Notons.
MrDream, un jeune créatif très talentueux.
Zoridae, une plume très habile.
Et le gagnant, qui n'a pas démérité.

Les autres, me souviens plus.
C'est pas bien, je sais, je fus trop touché par le bocal cassé de crocos Haribo.

Mais je ne suis pas reparti les mains vides.

scooop.jpg
oui, j'ai chourré une des deux fioles verte là avec une complice.
Mais chuuut, faut pas le dire.



Sinon, Thalia m’a "taggué", au sujet des lectures.
Alors je m'y prête.


Où et quand lisez-vous?
Uniquement les après-midi de week-end au jardin du Luxembourg.
Enfin, je fais semblant. Normal, comme tout le monde.

Comment choisissez-vous vos lectures?
Ca dépend de qui passe devant moi.
De qui se met à côté de moi.

Vos styles de lectures?
Si le vieux con tout bougon me pique la chaise pour mes jambes, ce sera le petit Robert.
Sur sa tête.
Si les deux jeunes prout-prout à serre-tête s'installent à côté, ce sera le tome II de
"Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le Ricard".
Si le troupeau de minettes fêtant un enterrement de vie de jeune fille s'approche, ce sera Voici.
Si la mignonne intello snobant la terre entière arrive, ce sera "Lettres à un jeune poète".
Et en V.O s'il te plait.

Ce que vous attendez de vos lectures?
Attrapper une snob intello sans serre-tête fêtant son enterrement de vie de jeune fille toute seule et sans petit Robert à la main.

Vos petites manies?
Bizarrement, je lis toujours la même page.
Et lis cent fois la première ligne.
Une fois, on m'a même conseillé d'ouvrir le livre.



Et encore merci d'avoir soutenu le Maxime pour le concours.

20 juin 2008

Rendez-vous

Elle me fait voyager dans le temps.
Perdre cinq années.
Vous me direz, c’est pratique.

Mais elle m’obsède.
Me hante.
Me stresse.
Oui, plutôt.

La dernière fois, c'était il y a sept jours.

Enfant, elle me rassurait.
Elle était de mon village.
Enfant, attaché aux repères.
Enfant, attaché aux habitudes.
Elle savait me toucher.
Elle me connaissait.
Mes attentes.
Mes envies.
Mes désirs.

En arrivant à Paris, il a fallu que j’en choisisse une.
Une nouvelle.
Rude tâche.

Laquelle choisir.
La jolie ?
L’intello ?
La bavarde ?
La sexy ?
La commerciale ?
La professionnelle ?
La fashion ?
La saoulante ?
L’aguichante ?
La réservée ?
La mystique ?
La bougonne ?
L’humoriste ?
L’expansive ?
Difficile.

Des hommes ?
Il y en a eu peu.
Et je n’aime pas.
Mais parfois, je n’ai pas eu le choix.
Je les préfère.
Elles.

Mais toujours, il fallait un résultat.
Il faut toujours un résultat.
Et c’est lui, qui me stresse.
Sans doute mon côté féminin.

Mes deux premières années à Paris, ce fut une libanaise.
Une fois sur deux, ça ne marchait pas.
Mais j’insistais.
Car une fois sur deux, ça marchait.
Elle me touchait, elle aussi.
Savait s’y prendre.
Avec passion.
Du moins, je me l’imaginais.
Alors je revenais.
Pourquoi ?
Car elle avait le double CD collector Unplugged de Daniel Guichard en trio avec Gloria et Stéphane.
Joker.

Alors elles me font voyager dans le temps.
Car en ressortant, je perds bien cinq ans.
En ressortant, je file.
Ne traîne pas.
Ne suis pas fier.
Je rentre.
Et m’enferme.
Pas longtemps si c’était à mon goût.
Plus longtemps si ça n’a pas marché.

Une fois, ça n’a pas du tout marché.
Désastre. Catastrophe.
J’étais mécontent.
Je m'en souviens.
Très bien.
Mais je me suis laissé avoir aussi.
Comme un débutant.
De ma faute.
L’homme est faible.
Je fus faible.
Je n’ai pas suivi.
Rien suivi.
Rien regardé.
Je reconnais que j'ai été.
Obnubilé par sa poitrine aux allures de dunes Namibiennes.

Depuis, j’ai dit non.
Plus jamais.

Au pire, je préfère toujours repartir comme je suis venu.
Mais surtout, pas comme si j'avais cinq ans de moins.
Pas de déception.
C’est dingue. Je sais.
On me l’a dit.
Plusieurs fois.

Mais depuis peu, j’ai trouvé une perle.
Nous nous voyons toutes les quatre semaines.
Elle souhaiterait davantage espacer nos rencontres.
Je lui ai expliqué qu’il en était hors de question.
Que j’avais besoin d’elle.
Besoin de ses mains expertes.
Avec le temps, elle a su décrypter mes attentes, mes désirs.
Savoir me toucher.
Elle est experte je vous le dis.
Son salon est magnifique.
Très parisien.
Nos discussions se réfléchissent dans ses nombreux miroirs.
Elle, elle ne parle que très peu de sa personne.
Mais c’est suffisant. Je ne lui en demande pas davantage.
Parfois, elle sort ses instruments.
Alors ma respiration s’accélère.
Souffle saccadé.
Mais elle s’arrange.
Pour que tout se passe bien.
Alors je respire.

Je vous l’ai dit.
Elles me stressent.

Avec elle, je n’ai vécu qu’un échec.
Je lui ai fait savoir. Avec diplomatie.
Et depuis, j’en suis satisfait.

Mais il y a le moment que je déteste.
A chaque fois.
Avant de repartir.
Avec toutes.
Et avec elle.

Je lui donne ses dix-huit euros.



La coiffeuse.

17 juin 2008

Lui, demain

Ca m'a fait bizarre.
Ce soir, il avait une voix inhabituelle.
J'ai pensé que quelque chose n'allait pas.
Je n'en étais pas loin.

Il a cette aventure qui sommeille en lui.
Depuis tout petit.
Cette aventure, qui peu à peu s'effaçait.
Sans doute pour son bien.
Mais sans aucun doute, pour le leur.
A eux.
Quatre.

Mais c'est en lui.

Alors.
Je l'imagine déjà.

Demain.
S'envolant.
Lui, parmi ces seuls 700 envoyés.
Quittant nos terres.
Sa terre, à laquelle il est tant attaché.
Tendu.
Et nous.
Tendus.

Demain.
L'avion décollant.
Se demander s'il a fait le bon choix.
Penser.
Ressasser.
Craquer.
Non. Pas craquer, à ce moment-là.
Il a déjà craqué.
Il craquera encore. Plus tard.

Ils seront plusieurs, oui.
Mais il se sentira seul.
Le temps aidera à se sentir moins seul.
A se serrer les coudes.
Entre eux.
C'est une histoire.
Et j'ai envie.
Que belle, elle reste.
Que belle, elle se termine.

Je l'admire.
Mais j'ai peur.
Pas pour lui.
Je connais.
Je le connais.
J'ai peur pour d'autres.
Eux.
Trois.

Alors oui, ils vont être briefés.
Oui, ils vont être suivis.
Oui, ils vont être ensemble.
Oui, ils vont raconter ce qu'ils voient.
Ce qu'ils vivent.
Ce qu'ils ressentent.
Je sais que tout va bien se passer
Mais je n'ai pas envie qu'il y en ait un qui foute tout en l'air.
Un connard.
Juste une seconde.
Si vite arrivée.
J'ai envie qu'il puisse se dire que plus tard, il y reviendra.
J'ai envie qu'il contribue pour que plus tard, moi aussi, j'y traîne ma caméra et mon stylo.
Je le soutiens.
Je les soutiens.

Mais je vais le sentir.
Demain, quand il arrivera.
Demain, quand il verra défiler, avant de se poser,
Cette terre, qui l'accueillera ces quatre prochains mois.

De se dire,
En voyant la montagne ocre, nue et aride s'épaissir,
Les broussailles se multiplier,
Les brumes de chaleur s'installer,
Les vents de poussière s'intensifier,
Qu'il va passer quatre mois là-bas, dans ce monde qui lui est inconnu.
Cette langue qui lui est inconnue.
Ces habitudes qui lui sont inconnues.
Le corps tendu,
D'être si loin des siens.

De se dire,
Quand il sortira de l'appareil, moteurs encore ronronnants,
En posant le premier pied à terre,
Qu'il va falloir être fort.
Que c'est maintenant que tout commence.

Demain.
Car j'ai seulement appris ce soir.
Qu'il partait.
Demain.

Il le savait depuis cinq jours.
Mais il ne m'en a pas averti.
J'aurai pu venir ce dernier week-end.
Mais il ne m'en a pas averti.

Quatre longs mois.
Je suis avec toi.


Mon frère, en Afghanistan.

14 juin 2008

Pacha

Les mystères de la rue M___t sont de plus en plus succulents.

Tout s'est passé en septembre dernier.
Il y a d'abord eu Ornella.

Que j'ai revu en janvier, brièvement.
Mais là, c'est le scoop.
Le salopio, sa vilaine et son clebard sont partis.
La semaine dernière.
Je me dis chic, une potentielle nouvelle voisine, avec ses colocs italiennes, adeptes de gym jouant les funambules en shorty pour laver les carreaux.
Mais non.
Bien plus.
C'est elle-même.
Ornella.
Qui est revenue.
Alors j'attends.
J'attends qu'elle ré-installe ses plantes.

Mais surtout, il y a cette chose étrange qui a ouvert ce printemps.
En septembre dernier, j'écrivais ça.
Et finalement, ce n'est pas un institut de bronzage.
Bien mieux.

Aujourd'hui, je ne m'en plains pas.
J'en apprends beaucoup.
Sur les femmes qui attendent seules sur un trottoir.
Elles en attendent. Une, deux, voire plusieurs parfois.

Car finalement, elles n'y viennent jamais seules.
Normal.
Elles sont toutes contentes d'y venir.
Ca se lit sur leur visage quand elles se retrouvent.
Mais bien souvent, elles se retrouvent devant.
A attendre. L'autre. Les autres.

Alors la femme seule arrive.
Entre et ressort. Quand son (ses) amie(s) n'est (sont) pas là.
Et elle attend.
Et toutes, font le même rituel initial.

Elles sortent le portable.

Il y a celles qui ne lâcheront pas le portable.
Appelant.
Ou.
Textotant.
Il y a celle qui va en profiter pour faire du ménage dans son répertoire de contacts.
Car son amie a déjà plus de cinq minutes de retard.
Il y a celle qui va relire tous ses textos reçus depuis janvier 2007.
Car sa copine à déjà plus de dix minutes de retard.
Il y a celle qui va jouer au Sudoku sur son portable après avoir fait le ménage dans son répertoire de contacts et relu tous ses textos reçus depuis janvier 2007.
Car sa copine à déjà plus de quinze minutes de retard.
« 
Putain merde!! Mais qu'est-ce qu'elle fout!!!
J'arrive pas à passer le niveau 18, j'ai supprimé mes contacts fuckfriends meetic et Kévin m'a envoyé que des textos de merde! 
»

Et il y a celles qui rangeront leur portable juste après l'avoir sorti.
S'allumant une clope.
Ou.
Sortant un magazine (rarement des journaux).
Ou.
Regardant chaque détail de la façade.
Ou.
Faisant des allers-retours le long des 25 mètres du trottoir, bras croisés.
Ou.
Tâtant le petit oranger à l'entrée, se demandant si c'est un vrai ou un faux.
Ou.
Regardant en boucle la pub du H_____ passant sur l'écran plat de la façade.
Une fois. Deux fois. Puis trois.
« 
Putain merde!! Mais qu'est-ce qu'elle fout!!! 
Vais pas me re-griller une clope, re-mater Voici, re-manger une orange et re-lire le « Bienvenues au H_____ P____, Ouvert 7j/7 de 10h à 22h, Exclusivement réservé aux femmes »!!
»


Mais surtout, il y a le samedi.
Du petit lait.
Du coup, je passe ma journée à la fenêtre.
Car elles viennent en troupeaux.
Et déguisées.
Et la chef, encore plus déguisée.

La chef, je l'ai parfois vue habillée.
En dindon (elle avait l'air cruche).
En Wonderwoman (rien de Wonder en dehors des lunettes).
En colombe (un peu gnangnan, mais mignonne).
Les yeux bandés (très sérieuse. Trop.).
En périprostipute ( elle était carrément _____!!!!).
En colombienne (charmante, joli oeil droit).
En Babar (me suis fait griller par ses cops à ma fenêtre).
En paysanne (ça n'avait pas l'air de lui plaire).
Avec une robe en pots de yogourts (j'ai adoré).
En Jackson Five (silhouette à l'image de sa chevelure).
En clochette (j'aurai volontiers joué le sonneur).
En bonne soeur (même le séminariste aurait jeté l'éponge).
En cochone (j'ai soudainement eu une folle envie de jambon).
...

Oui, le samedi, la chef enterre sa vie de jeune fille.

Au hammam, qui a ouvert en face de chez moi.

Et ça piaille, et ça piaille...

10 juin 2008

Scoopotron

J'ai été sollicité pour participer à un concours.
Ca m'a plu.
Alors hop, j'ai sauté dessus.

Le principe: écrire un billet avec photo ou vidéo à l'appui.
Le thème: l'absurde.

Ca se passe sur le scoopotron.

C'est un concours, et comme j'ai autant de chances de gagner que l'Afghanistan d'organiser un jour les JO, donc si vous pouviez aller y faire un petit tour et cliquer sur les petites étoiles sous la vidéo, ce serait très sympa.

Mon post est ici.




Aaah oui, j'oubliai!! On peut voter tous les jours!!

04 juin 2008

L'escapade de mai

Une Jordanie en 7'56 (oui, un peu plus long là)


Allez hop, zou!