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23 février 2008

1er jour, Libye 2006

Libye.
Première fois que je pars à cette époque de l'année, meilleure période en fin de compte:
températures idéales, pas de bestiole venant se fourrer sous le matelas chercher la chaleur.





Dimanche 10 décembre, 1er jour.

Allez zou, on est parti, on démarre.
Il est 2h17, l'heure du deuxième café, après le premier consommé il y a peu encore à la maison. Finalement, je serai venu en tacos, m'étant trompé sur les horaires des Roissy-bus. Et tacos merdique qui aura mis ¾ d'heure pour arriver jusqu'au terminal 3 de Roissy, où les premiers « warriors » sont venus passer la nuit dans la chaleur du hall où deux trois ronflements se font remarquer... espérons que ces égarés à la glotte plutôt expressive et revendicative ne rejoignent pas Sebha et un certain groupe qui traversera l'erg Ubari et l'Akakous... Le sud de la Libye en fait, non loin de la frontière algérienne.

Libye, nouvelle étape.
Après la Mauritanie, le Maroc et le Niger, voici une nouvelle escapade saharienne pleine de surprises j'en doute pas. Carrément: ai eu un souci au pied pendant 3 jours, ai paumé mon lecteur mp3, un chamelier m'a fait un massage dorsal que mon estomac n'a pas apprécié mais alors pas du tout du tout, j'ai déchiré tous mes panthalons avec trous au niveau des fesses, une carte numérique photo m'a lâché...
Dans quelques heures maintenant, ce sera un retour dans cette atmosphère sablonneuse si chaleureuse, revigorante et si réparatrice! Aaaah quel bonheur!
Bon, Max, les carnets, on va essayer de les faire un chouia plus artistiques, voluptueux, frais et moins descriptifs que les précédents. Un autre désert, un autre lieu mais pas de mêmes carnets. Le type, il se parle tout seul!!! N'importe quoi...

L'embarquement et l'avion seront à l'heure ainsi que la personne chargée de nous donner les billets.
Le groupe sera d'ailleurs vite formé car il n'y a pas grand foule pour se rendre à Sebha: nous serons 38 dans un airbus de 200 places, l'espace idéal pour pouvoir se reposer et allonger ses petites jambes. La fatigue aidant, je ne suivrai pas grand chose du voyage, et le vol se déroulera super bien avant que Sebha ne pointe le bout de son nez au bout de 3h30. Sebha, ville du sud de la Libye, au milieu du désert. Portraits de Khadafi partout, impressionnant!! Et des chiffres « 37 » partout aussi... cela faisait « 37 » ans que Khadafi était au pouvoir...

Atterrissage en douceur, tout comme l'atmosphère de 24° avec un petit vent. Notre guide ne sera pas là, mais notre minibus, oui.
Première petite surprise: Sebha est plutôt évoluée, aéroport assez récent. Même des écrans plats sur des murs blancs assez tachetés et dégueux. Paradoxe. Dingue comment certains pays arabes manient le kitsch aussi bien que je maîtrise les Week-end RTT.

Mise en route et premiers paysages où se mélangent dunes au nord et roches au sud; ces roches typiques du Sahara formant des collines rocheuses sur différentes couches. Foi de géographe.
De retour dans ces paysages si familiers où on se sent bien, où on aimerait revenir plus souvent.
Choc des températures, choc des cultures.

Déjeuner dans un camping et plat classique de crudités après que notre guide, Ahmed, que nous avons retrouvé, et que son neveu nous ai fait un discours très gentillet.
Clin d'oeil: en discutant avec Ahmed sur le Niger, on se rend compte que nous avons des connaissances communes: Issouf Ag Maha et Mohammed Ixa, grand guide touareg d'Agadez... la famille touarègue est à la fois grande... et si petite. Retour aux sources.

Nous croiserons au camping l'autre groupe du même circuit qui venait de terminer ses deux semaines. Héhé pas de bol.
Et tout n'a pas l'air de s'être idéalement passé pour eux et ils termineront en beauté leur séjour par un retard d'au moins 24h puisqu'ils ont raté leur avion et devront rallier Tripoli pour peut-être s'envoler demain... Mais heureusement, « madame Pascale » et son légendaire sens de l'organisation sont là. Madame Pascale est un reste de vieille hippie toute fripée complètement old school, à la ramasse et qui squatte depuis 2 ans le camping; elle se disait de l'organisation alors qu'elle est plutôt un boulet pour les locaux, se la pétait un peu trop et ses dents du bonheur étaient un véritable affront au pont de Tancarville.

Allez, on reprend la route pour atteindre notre bivouac de la soirée, au pied des dunes d'Ubari. En route, le sommeil régnera sans pareil.

Arrivés sur notre spot, nous profiterons du coucher de soleil avec de fabuleuses couleurs, en attendant que le 4*4 arrive pour se mettre à monter la tente et préparer la cuisine.

Bivouac.
Les premiers scintillements de braises se font sentir. Nous nous retrouvons tous autour du feu et autour d'histoires plus « intelligentes » les unes que les autres... histoires d'interrupteurs, de pensées... Oui, pour comprendre, fallait y être, mais disons que les touaregs sont fans d'énigmes et autres devinettes.
Le dîner est préparé, excellent, avant de nous retrouver pour la fin de soirée autour du feu encore une fois.
Faut dire qu'il caillait quand même le soir!

Clin d'oeil: le « petit » Bechir nous lira ses lettres d'amour qu'il écrit. Tous à l'écouter, à l'abri des étoiles et de la voie lactée comme spectateurs.
Bechir écrit bien, très bien. Ses lettres, comme il raconte, il les destine à celle qui saura être à la hauteur de ses sentiments... il ne l'a pas encore trouvée... mais il espère. A l'écouter, c'est comme si ses lettres d'amour étaient un appel relayé par la fumée du feu incandescent qui s'évanouit dans le désert; la fumée porte ses lettres... elles trouveront destinateur et sauront se poser sur la même touarègue respirant la même fumée du désert... du désert qu'ils connaissent si bien...
Bon, là, suis un peu parti en vrille. N'empêche que c'était touchant ce qu'il écrivait le ptit Bechir: frais et innocent. Un petit rêveur quoi.

La fraîcheur se lève, il va falloir rejoindre la chaleur du duvet, la chaleur des nuits sahariennes.

Premiers pas en Libye, retour dans cette culture touarègue qui m'a tant séduite.
Je retrouve mes repères et n'ai qu'un seul mot à dire: « Enjoy! ».

Buona notte.



Là bas, c'était une semaine de dunes intégrales et une semaine de mélange dunes et tassilis. Des paysages toujours aussi envoûtant.

Une anecdote originale: un soir, alors que le bivouac étais encore frais, je vis que le ciel se couvrait au loin et était strié.
Maxime:  « Tu vois, là bas, il pleut. »
Guide:    « Oui, peut-être, mais à 200km d'ici, en Algérie».
Maxime:  « Non, pas à 200km, mais à 10km maximum. Et dans 20 minutes, il va pleuvoir ici ».
Guide:    « Impossible, il n'a pas plu depuis 25 ans ici »
Maxime:  « Vraiment?? Alors prépare-toi à ouvrir et sortir les gourdes. On parie quoi? »
Guide:    « Tout ce que tu veux. Si il pleut, demain je porterai ton sac ».

Le lendemain, j'ai passé une formidable journée, allégé de quelques kilos.

Les gouttes étaient arrivées 25 minutes plus tard.
Il n'avait pas plu ici depuis 25 ans.
Le lendemain, découvrir un sable meurtri par des gouttes d'eau était exceptionnel.





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Akakous, repartant d'un site de peintures rupestres

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Dunes d'Ubari

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Bechir et Ahmed

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Ubari

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Commentaires

your place is so good

Écrit par : alpha omar | 30 juillet 2008

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your place is so good

Écrit par : alpha omar | 30 juillet 2008

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Omar, isn't it!




(waouh!!! mon premier question-tag sur mon blog!! comment j'me la pète genre je parle anglich comme un pro!)

Écrit par : Maxime | 31 juillet 2008

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