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17 janvier 2008

Brève

C’est rare.
Très rare.
Sans doute la seule fois dans l’année.
Et c’est pour ça qu’on y fait attention.
Et c’est pour ça que j’y fais attention.

Personnellement, ça ne m’amuserait.
Ca m’userait.
Ca muserait.
Point.

Lui, dans le métro, ça semblait lui plaire.
Peut-être était-ce sa première fois.
Alors ce serait compréhensible.
Mais non.
On va dire que ça n’était pas sa première fois.
Comme ça, ça ne sera pas compréhensible.
Non mais.

Muet.
Niais.
Niet.
Muette.
Miettes.
"Ramasse-toi mon chéri".
On aurait dit un petit canif.
Oui, un petit fien.
Ni fait ni à faire.
A elle. C’était le sien.
Celle qui avait du chien.
Du chien sur les mains.

Il faisait chaud.
Nous étions serrés.
Ils faisaient chier.
Nous étions sots.

Sots.
Elle et moi.
Face à eux. Lui et son regard de chiot.
Face à nous. Mon incompréhension et moi.

Oui, j’ai du mal à comprendre.
… Ces hommes qui font les soldes avec leur petite amie.
… Ces hommes qui portent ces sacs.
Ces sacs, objet de mode à eux seuls. N’importe quoi.

Mais cette journée fut un renouveau au sortir du métro.
Car je l’ai recroisée.
Elle.
Dans ma rue.
Dans sa rue.
Pourquoi est-elle revenue ?
Je ne comprendrai pas.
Aujourd’hui, je n’ai toujours pas compris.
Oui, ai toujours besoin de comprendre.

Elle avait l’air marquée.
Et elle est rentrée.
Que venait-elle faire ?
Qui venait-elle voir ?
Alors je me suis mis à espérer.
Qu’elle reviendrait.
Qu’elle lui reviendrait.
Que tout redeviendrait.
Comme avant.

Mais non.
Je ne l’ai pas revue.
Depuis samedi dernier.
Fausse joie.
Pire.
J’ai vu l’autre.
Toujours sur le balcon.
Elle, et son chignon.

L’histoire continue.
Ornella, je vous salue.
Au plaisir.