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09 janvier 2008

Partial Niger

Au début des années 90.
Là bas, au Niger.
Là bas, au Mali.
La rébellion.

Et puis le calme.

En 1995 on leur promettait un avenir meilleur.
Une paix consolidée.
Lui, l’Ifhoga, natif de Tidene, en fit un combat.
Lui, l’Ifhoga, natif de Tidene, en paya de sa vie.
Lui, Mano Dayak.

Tout a re-débuté en février.
Depuis quelques années tout se passait en silence.
La colère remontait peu à peu.
Mais en silence.

Et rien.
Rien ne changea.
Pire.
Certains profitèrent de cette paix retrouvée pour ré-exploiter.
Uranium.
Investir davantage.
Français. Chinois.
Les meurtrir davantage.
Lentement.

Eux.
La minorité sans droit de parole.
Elle.
Leur terre exploitée sans qu’ils ne bénéficient des retombées.

Uranium, détail parmi d’autres.

Alors tout a re-débuté en février.
A Iferouane au nord du bel Aïr.

Les touaregs se sont soulevés.
Car rien n’a changé.

Légitimement.
Pour se faire entendre.
Mais sanglant.
Car ne peuvent s’exprimer autrement.
N’avaient d’autre choix.

Ténéré à nouveau interdit.
Pourtant lui, le plus beau de tous.

Thomas et Pierre l’ont compris. Ils voulaient savoir.
Thomas et Pierre souhaitaient nous en parler.
Thomas et Pierre en paient aujourd’hui le prix fort.

Alors ils y sont partis.
Dans ce pays, le plus pauvre du monde.
Coûte que coûte.
Sans autorisation, ils seraient passés par l’Algérie. Ou la Lybie.
Mais ils l’ont eue.
L’autorisation.
Pour un autre prétexte.

Ils sont allés à Agadez.
Et dans l’Aïr.
Rencontrer les rebelles.
Et ils devaient se rendre à Niamey.
Rencontrer les autorités nigériennes.
Dans un souci d'impartialité.

Alors oui.
Ils sont bien allés à Niamey.
Alors oui.
Ils ont bien rencontré les autorités.

Mais tout ne s’est pas passé comme ils le souhaitaient.

Les autorités les ont arrêté.
Les journalistes étaient interdits à Agadez, dans l’Aïr et le Ténéré.

Sans doute le gouvernement de Niamey ne souhaite pas donner la parole aux rebelles touaregs.
Le gouvernement de Niamey n’a souhaité que couper la parole.
Celle des rebelles.
Celle de Thomas et Pierre.
Celle de la diplomatie.

Thomas Dandois et Pierre Creisson encourent la peine de mort.
Pour avoir simplement fait leur travail.

Leur travail...
Comme vous, Monsieur le Président Tandja.

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