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26 décembre 2007

Cablé

Dehors on avait retrouvé une saison.
Dehors, les visages se cachaient.
Dehors, les mains se cachaient.
Les rares morceaux de peau à l’air étaient rougis.
Par ce qu’on appelle le froid.
Et pourquoi l’appelle t’on froid d’ailleurs ?
D’où vient ce mot ?
D’où vient ce froid ?
Pourquoi à deux mille kilomètres est-ce le chaud qui rougit la peau ?

Quoiqu’il en froid.
Pardon.
Quoiqu’il en soit.
Je passe la porte.
Je fais « oula ».
Ils passent la porte.
Ils font « oula ».
Certains passent la porte. Regardent. Et la repassent.
Sens inverse.
Sans même faire « oula ».
Ciao. Plus tard.

Les soupirs se succèdent.
Certains élèvent la voix.
La mienne est cachée.
Je dors.
J’ai les yeux qui piquent.
Les lèvres sèches.
Les oreilles surchauffées.
Les joues chaudes.
Normal. Elles sont encore fraîchement caramélisées.

Nous étions sans doute une vingtaine.
Une dizaine assise.
L’autre debout.
Heureusement je suis assis.
Environ cinq à dormir.
Environ cinq à marmonner.
Environ cinq à lire.
Environ cinq à rester figés. Sans bouger.
Si.
Peut-être l’œil gauche. A observer le chiffre rouge. Tout là-haut.

Alors on regarde.
Partout.
On a que ça à faire.
On s’observe. Tous.

Certains se rebellent.
Me poussent à me rebeller.
Pas besoin.
Suis hors contexte. Là.
Et puis, tout ne peut être parfait.
N’en faisons pas une généralité.

Il aura fallu deux heures huit.
Deux heures huit pour mettre fin à cinquante et un jours de procrastination.
Deux heures huit pour trente secondes.
Et repartir avec lui.
Câble dans la main.


Lundi, j’étais à la boutique Noos.