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20 novembre 2007

Un primé

Tous les matins il est différent.
Si ceux qui n'aiment pas le changement sont idiots, alors lui, il a relayé l'idiotie bien loin.
Aux oubliettes.
Quoique.
Ce n'est pas parce que l'on aime les changements que l'on est pas idiot non plus.
Et lui, parfois, il l'est.
Oui.

Petit.
Grand.
Large.
Mince.
Epais.
Intéressant.
Ridicule.
Passionnant.
Riche.
Pauvre.
Heureux.
Emouvant.
Triste.
Drôle.
Destabilisant.
Dramatique.
Anecdotique.

Oui, il est tout ça à la fois.
Comme l'Homme en fait.
Sauf qu'ils savent que la connaissance est une fortune qui n'appauvrit pas ceux qui en offrent.
Enfin, ceux profonds.

Chaque jour on en croise des dizaines de différents.
Mais peu savent attirer notre attention.
Enfin tout dépend.
Du jour.
Des circonstances.
De l'humeur.

Il existe des lieux où ils se passent de main en main.
Comme des pièces de monnaie.
D'autres où il est absent.
Comme les pièces de mon porte-monnaie.

Depuis cinq ans, à Paris, on nous en offre.
Une nouvelle mode.
Mais contrôlée.
Manipulée.
Qui s'est propagée à la province.
Depuis trois ans.
Je crois.

Avec lui, ça circule.
Et vite.

Sans lui.
Sans lui nous pourrions vivre normalement.
Oui.
Mais il nous manquerait quelquechose.
Indéniablement.
Il n'y aurait alors que des anciennes.
Car d'ordinaire il ne laisse que peu de place aux anciennes.
Contrairement aux nouvelles.
Allez savoir.
Lorsqu'il est frais elles sont fraîches.
Dépassé, elle sont dépassées.
Il est comme ça.
Lui.

Avec un temps d'avance, une journée d'avance, il serait un trésor.
Un trésor à ne pas mettre entre toutes les mains.

Car il reçoit l'attention.
Une extrême attention.
Parfois.
Des femmes en sont jalouses.
Pour de l'incroyable.
Certains nous ont fait avancer.
Nous ont permis d'être ce que nous sommes.
Ne l'oublions pas.

Une fois.
Il ne sera consommé qu'une fois.
Des millions de paires d'yeux.
Pour quelques minutes parfois.
Et derrière, chez les plus profonds, un travail de fourmi.
Alors sur le moment, on en parle.
Et puis c'est comme tout.
Après on oublie.

De bord, il est guide.
Mais généralement, éphémère.
Car il le veut.
C'est ainsi son destin.
Sauf quand il est intime.
Alors il perdure.
Le mien, il n'avance qu'en mouvement.
Mais demandez à Anne Frank.
Elle le sait mieux que moi.


Lui, le journal.

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