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30 octobre 2007

Sans lui

Ces choses là, on ne s’y attend pas.
C’est dur.
Tout allait bien. Pourtant.
Avant la séparation.
Forcée.
Contrainte.
Dire adieu. Sans doute?
Je m’y attendais.
Un jour.
Là, je m’étais préparé en conséquence.
Ca arriverait bien.

Nous nous étions rencontrés au printemps 2005.
Pour ma part, ce fut un coup de cœur.
Lui, il devait m’attendre.
Aussi.
Ensemble, nous avons beaucoup voyagé.
Jusqu’à ce dimanche 28 octobre.
Où je ne l’ai plus revu.
Disparu.
Pourtant, il en avait vécu.
Des choses.
Du risque. Aussi.

Là-bas, il était avec moi.
Encore une fois.
C’est moi qui l’ai emmené.
Encore une fois.
Ces quinze jours là, il m’a accompagné presque partout.
Dans le désert.
Dans les plaines.
Dans les villes.
Au bord de la mer.
Certaines personnes, nous les avons rencontrées ensemble.

L’ignoble tarentule, il ne l’a pas vue.
Peut-être en a-t-il vu d’autres?
Les explosions du transformateur, il ne les a pas vues.
Juste entendues.
J’étais non loin de lui.
Peut-être en a-t-il vu d’autres ?
Je ne sais pas.
Il ne parle pas.
Il n’est pas expressif.
Normal.
En revanche, il a été trimballé dans des espaces où moi-même je n’aurai pas souhaité mettre mes petits pieds.
Surtout pas.
Obscurs.
Sales.
Silences.
Et bruyants à la fois.
Paradoxalement.

Pourtant, au bord de la frontière irakienne, il ne m’a pas accompagné.
Il ne s’y est pas aventuré.
Je comprends.

Parfois il restait dans les auberges.
C’est arrivé cinq fois je crois.
Il montait la garde de la chambre.
Il a fallu être fort au regard de la misère de certains locaux.
D’ailleurs.
Mais ça, ça ne le dérangeait pas.

Les sites, je me les gardais pour moi.
Enfin, nous.
Mon stylo, et moi.
Je lui dictais, il écrivait.
Je regardais, il dessinait.
Je pensais, il se reposait.
Comme lui, qui restait dans les auberges.

A chaque fois, nous nous retrouvions.
Au pire, le soir.
Pour de nouveau se quitter le matin.
Ces cinq fois je crois.

Il aimait se balader avec moi.
Oui. Ca, je le sais.
Faut dire, il est paresseux.

J’aimai sa compagnie.
Sans lui, dans ces coins, je serai un peu seul.
Vide.
Nu.
Surtout.

Alors ce dimanche, il a disparu.
Pourquoi?
Je crois savoir.
Peut-être.
Nous reverrons-nous un jour?
Aucune idée.



Alitalia, la compagnie aérienne, a paumé mon sac à dos au retour.
Et merde.

13 octobre 2007

De l'escapade

Ca arrive de temps en temps.
En moyenne, trois fois dans l'année.
De décembre 2006 à décembre 2007, ce sera arrivé quatre fois.
Oui, ça reste rare.
Rare, mais certains me diraient que c'est déjà beaucoup.
Qu'un soir, être pressé de se voir déjà au lendemain.
Pressé.
Excité.
On aurait envie de bannir le sommeil.
De bannir la couette, sa chaleur et son appel.
Dingue non?

Dernières vérifications.
Le plus important.
En début de semaine, j'ai fait un cauchemar.
J'étais déjà là-bas.
Et j'étais parti dans la hâte.
Avais tout oublié.
Tout.
Tout, ce sont les carnets, le stylo, les aquarelles et la musique.
Le reste, c'est du vent.
C'était affreux.
Une fois sur place, plus de motivation.
J'avais fait le même cauchemar, il y a deux ans.
Trois jours avant de partir.
Là-bas.
Et de le voir, lui, d'encore plus près.
Même cauchemar.
Hasard?
Quand je me suis réveillé, j'étais heureux.
Pas encore parti.
Rien oublié.
Ouf.

Excité.
Stimulé.
Par la découverte.
D'un ailleurs.
De chaleur.
De temps pour soi.
A leur rythme à eux.
Celui des yeux.
Du stylo.

La-bas, un coin que j'ai envie de voir.
Pour l'approcher.
Flirter avec.
Lui.
Aussi.
Tellement d'Histoire.
Un berceau.
Symbolique.
Peut-être l'aurai-je.
Ou pas.
On verra.
Pas une fin en soi non plus.
Mais.
Voilà.

Juste quinze jours.
C'est court.
Mais il y en aura d'autres.
Bientôt.

"Enfin", la nuit est passée.
Dernières courses.
Faire très léger.

Profiter.
Savourer.
Créer.
Grandir.
Encore.

Allez hop.
Enjoy.

11 octobre 2007

L'Ancien

Je l'ai découvert il y a deux ans.
Un village dans la ville.
On pourrait y passer des heures.
Certains doivent y passer des journées entières.
Oui.
Je les comprends.

J'y suis retourné, il y a peu.
Envie.

Une concentration de passé.
Une concentration de souvenirs.
Une concentration d'Histoire.
Une vraie mine d'or.
Pour ces passionnés que j'admire.
Là-bas, tout a une histoire.
Certains viennent de très loin pour le visiter.
Des asiatiques.
Des américains.
Généralement fortunés.
Il faut dire, certaines choses ne sont pas accessibles à toutes les bourses.
Mais ce ne sont sans doute pas les plus chères à mes yeux.

Ca, ça m'a donné envie d'y retourner.
Au plus vite.
Alors j'y suis allé.
Retourné.
Les chercher.
En chercher.
D'autres.
D'autres histoires.
D'autres personnes.
D'autres moments.
D'autres vies.
Mais je crois que c'était vraiment à part.
Ce n'est pas là-bas que de telles histoires peuvent se retrouver.
Ces histoires, on les croise lorsqu'on s'y attend le moins.
Comme d'autres choses d'ailleurs.
Il ne faut pas chercher.
Attendre dans la non-connaissance.
C'est la clé de la surprise.

Sans doute que ces gens passionnés ont été surpris un jour.
Oui.
Comme un coup de foudre.
Pour ces objets.
C'est fort.
Ils gardent la même ferveur.
La même excitation.
La même envie.
Le même désir.
D'en trouver.
D'autres.
Davantage.
Encore plus.
Toujours plus.
Peut-être un peu comme ici.
Oui.
A la recherche.
Toujours à la recherche.
De la perle rare.
Chacun a sa perle rare.
Sa quête.
Elle stimule.
Ce sont des passionnés.

Des passionnés d'Histoire.
Du beau.
De l'Antique.
De l'authentique.
L'Ancien cache et recèle tant de choses.
Il se respire.
Il se vit.
Alors on s'en impregne.
Alors on imagine.
Leur vie.
D'antan.

Ils sont tous passionnés de la trace.
Celle du stylo.
Du pinceau.
Du marteau.
Du burin.
De la main.

La main.
Celle qui façonnait hier.
Celle qui fascine aujourd'hui.


Lui.
Le marché de Vernaison.



08 octobre 2007

Regarder

Une piqûre de rappel.
De temps en temps, ça ne fait pas de mal.

Car on oublie.
Bien souvent.
Trop souvent.

Personnellement, ce sont surtout deux choses.
A repenser.
S'y replonger.
De temps en temps.
Ca ne fait pas de mal.
On en a besoin.
Mais surtout, ne jamais oublier.

De relativiser.

La première.

Mars 1996.
Des ligaments lâchent.
Genou en l'air.
Plus de sport.
Pendant un an.
Trop long.
Alors.
On les laisse de côté, les métiers du sport.
Et c'est dans la géographie qu'il faudra persévérer.

Et merci.
Aujourd’hui.
A celui qui fît que les ligaments lâchèrent.

Mais à l'époque, on est mal.
Ne plus se diriger vers le sport.
Pendant un an.
Trop tard.
Croisée de chemins.
Changement de route.
Par ici s'il vous plaît.

Suit une opération.
D'ailleurs depuis ce jour, je ne porte plus de montre.
Pas de rapport.
Mais j'aime les sans rapport.
Et puis rééducation.
Un mois.
En thalassothérapie.
Granville.
Sur la digue.
Face à la mer.
En août.
Génial.

Au milieu de jeunes qui eux aussi avaient un genou en vrac, d'autres étaient là.

Là-bas, je les ai rencontrés.
Eux.
Ils y venaient chaque année.
Chaque mois d'été.
Pendant un mois.

Il y avait elle.
Qui avait une sclérose en plaque.
Depuis l'âge de trente ans.
Elle en avait soixante.
Elle souriait toute la journée.
Il y avait lui.
Qui était atteint d'ostéogénèse imparfaite. La maladie des os de verre.
Vingt-et-un ans.
Il riait toute la journée.

Et puis, il y avait lui aussi.
Yann.
Formidable.
Trente-cinq ans.
Un moral à toute épreuve.
Un ancien grand sportif.
De haut-niveau.

A vingt-cinq ans, Yann intègre l'armée.
Pour son service.
Un jour ils allèrent plonger à Hyères.
Il était à l'arrière d'un camion.
Avec d'autres.
Sur la route, un accident.
Soudainement, le coup de frein.
Le camion heurte une voiture.
Une bouteille d'oxygène était mal accrochée.
La bouteille a eu raison de sa moelle épinière.

Yann est en fauteuil depuis dix ans.
Sa femme, il l'a connue après son accident.
Et ses enfants sont ensuite arrivés.
Yann n'est pas fataliste.
Yann combine la première de soixante ans et le second de vingt-et-un ans.
Yann sourit.
Yann rit.
Yann vit.
Une telle forme. Rarement croisée.
Yann sait.
Relativiser.
Avec lui, durant ce mois et demi, j'ai beaucoup appris.
Comment s'enfiler douze tequila paf en trois minutes.

Appris ma leçon.
En regardant mon genou. Crétin.
Caprice d'enfant.
Regarder autour de soi.

Merci Yann.


La seconde.

Nous y sommes tous amenés.
Si nous le voulons.

Il suffit d'ouvrir les yeux.
Oui, certains me diraient
« pas besoin d'aller loin pour s'en rendre compte ».
Sauf qu'en allant plus loin, ce sont d'autres personnes, d'autres cultures.
Qui elles, ne sont pas malheureuses.
Je le sais.
Ca se lit sur elles.

Durant mes voyages, je fus amené à croiser ces gens.
Ces gens.

Ces gens qui viennent spontanément vers vous.
Ces gens qui ne vous jugeront pas.
Car eux, le mot jugement, ils ne connaissent pas.
Et ils ont raison.

Imaginez.
Retrouvez-vous en plein désert.
Chaleur.
Fatigue.
Sueur.
Infini.
Solitude.
Soif.
Et au milieu de nulle part, d'un champ de dunettes, vous les croisez.
Eux.
Les nomades.
Ils vivent dans ces lieux où vous êtes venus marcher.
Vous aérer.
Pour quinze jours.
Vous en parliez la veille devant le feu avec les étoiles comme spectatrices
« vivre dans un milieu si hostile doit être impossible ».
Et pourtant.
Vous les avez.
Là.
Devant vous.
Il est midi.
A l’ombre de l’unique acacia, il fait cinquante-quatre.
Les quelques pierres sont noires.
Rongées, grillées par le soleil.
Brûlantes comme de l’asphalte surchauffé.
Une goutte d’eau s’y assèche en quelques secondes sous vos yeux.
Et eux.
Ils vous accueillent.
Viennent vers vous.
Sourire aux lèvres.
Vous apporter de l'eau.
Vous apporter du pain.
Vous apporter du lait.
Du lait de ces chèvres qui se nourrissent des deux plantes non encore grillées par le soleil.
Le lait de chèvre du nomade.
Vous hésitez.
Votre estomac d'occidental vous rappelle à l'ordre.
En silence, il vous tend le bol. Rudimentaire.
Il vous sourit.
Vous y trempez les lèvres et goûtez.
Par principe.
Par politesse.
Car il vous l'a apporté.
Car il vous a sourit.
Vous lui souriez.
A côté, sa femme vous regarde.
Ses enfants se cachent derrière la grande tunique colorée de leur mère.
Ils jouent du regard avec vous.
Vous jouez aussi du regard avec eux.
Et tout se passe en silence.
Eux, ils ne vous dévisagent pas avec un regard inquisiteur, d'envie.
Non.
Ils sont heureux.
Oui.
Car ils n'ont connu que cela.
Et s'en contentent.
Ils ne se posent pas la question d'espérer, d'avoir d’autres envies.
Ils sont simples.
Authentiques.

C'est aussi là-bas qu'on apprend.
A ne rien faire.
Vraiment apprendre à ne rien faire.
A l'ombre d'un acacia, lové dans la chaleur.
Ne pas bouger.
Fixer.
Fermer.
Les yeux.
Réfléchir.
S'assoupir.
Penser.
S’assagir.

Relativiser.

05 octobre 2007

Nocturne

Après réflexion, il est un grand drâme.

Nous sommes bizarrement faits.
Etrange.
Dérangeant.
Frustrant. Surtout.
Ce besoin de sommeil quotidien.
Encore plus étrange.
Encore plus bizarre.
De se dire que le sommeil peut être frustrant.
Mais c'est simple.

On dit toujours que nous n'avons jamais le temps de ne rien faire.
Et pourtant, si.
Nous faisons tout.
Tout ce dont nous avons envie.
Mais nous y passons moins de temps, car nous en manquons. Parfois.
C'est tout.
C'est simple.

Mais.
Nous sommes devenus gloutons.
Gloutons de notre temps.
De notre temps personnel.
Du temps pour soi.
Alors on en a. Oui.
Mais on en veut.
Davantage.
Encore plus.
Toujours plus.
Et dès que l'on en a toujours plus, il nous en faut encore plus.
« Davantage encore toujours plus de celui qu'on a toujours plus ».
Des paliers à atteindre.
Effet boule de neige.
Cercle vicieux.
Exigence.
Derrière se cache un caprice.
En fait.

Mais voilà.
On se met à imaginer.
On se met à rêver.
Que nous pourrions ne dormir que trois heures par nuit et se reveiller le matin en ayant l'impression d'en avoir dormi huit.
Imaginer.
D'abandonner l'appel de la couette d'une heure du matin pour le décaler à celui de cinq heures.
Et de se lever à huit.
Trois heures.
Juste trois heures de sommeil.

Alors les journées rallongeraient.
Les journées rallongeraient de quatre heures.
Les semaines rallongeraient de vingt-huit heures.
Les mois rallongeraient de cent-douze heures.
Les années rallongeraient de mille-trois-cent-quarante-quatre heures.
Alors les années rallongeraient de presque soixante jours.
Alors les années rallongeraient de presque deux mois.

Deux mois pour soi.

Chaque soir.
Entre une heure et cinq heures du matin.

Alors on imagine que deux de ces quatre heures quotidiennes seraient vouées à la création.
Un mois supplémentaire rien que pour la création.
Un mois sur douze à créer.
Dessiner.
Peindre.
Sculpter.
Filmer.
Composer.
Photographier.
Tailler.
Chanter.
Mélanger.
Ecrire.
Je n'ose imaginer quels artistes nous deviendrions.
Imaginez.

Alors on imagine qu'une de ces quatre heures quotidiennes serait vouée à la connaissance.
Quinze jours supplémentaires rien que pour apprendre.
Lire.
Dévouvrir.
Regarder.
Interroger.
Chercher.
S'etonner.
Réfléchir.
S'émerveiller.
Je n'ose imaginer quelle culture nous developperions.
Imaginez.

Alors on imagine qu'une de ces quatre heures quotidiennes serait vouée à l'autre.
Quinze jours supplémentaires rien que pour l'autre.
Communiquer.
Appeler.
Partager.
Aider.
Réconforter.
Rire.
Echanger.
Pleurer.
Jouer.
Taquiner.
Câliner.
Savourer.
Je n'ose imaginer quelles relations nous cultiverions.
Imaginez.

Le temps, cette quête.

Je sais.
Je rêve.
Mais.

C'est comme ça.

Apprenons déjà à savourer le peu que l'on puisse avoir.
Qualité prime à quantité.



Vous vous posez la même question.
Je sais.
Oui.
Mais non.
On ne mange pas la nuit.
Non, ce n'est pas bon.

Vais me coucher.


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02 octobre 2007

Saveur

C’est tout bête mais c’est important.

Ca remonte à deux ans maintenant.
C’était tout nouveau.
Je me souviens de son odeur si singulière.
C’est ce qui m’avait frappé en premier.
J’entrai.
Montai les escaliers.
Le parquet chuchotait.
Le lieu était particulier.
Chargé d’Histoire.
Chargé d’histoires.
Odeur.
Comme celle des vielles lettres jaunies ayant traversé les années. Celles-ci, .

Je m’en souviens.
Au début, j’étais impressionné.
Normal, première fois que j’en voyais une.
Nue.
Dans ces circonstances.
Gêné. Intimidé. Oui.
Normal.
Mais c’était le jeu aussi.
Après, on prend davantage d’assurance.
Au bout de la deuxième fois.
Ou de la troisième. Sais plus.
Elle ne m’intimidait plus.
Elles ne m’intimidaient plus.
Normal.

C’est paisible.
Relaxant.
Parfois énervant.
Surtout quand il me disait
«
- Tu vois, c’est comme ça, tu vois.
- Moins sombre là tu vois.
- T’avais bien commencé tu vois là.
- Tu vois y’a du volume là, tu vois.
- Voilà, comme ça tu vois.
»
Mais lui, il était fort.
Il maniait aussi bien le ______ que je maîtrise la bulle de malabar.
En plus il racontait de jolies anecdotes tu vois.

La première fois, ça n’a duré qu’un an.
Un an après, il n’y a pas eu de deuxième fois.
Tant pis.
Ce sont des choses qui arrivent.
Une parenthèse.
Laissons la place aux autres.
Mais merde quand même.

Jusqu’à.
Jusqu’à vendredi dernier.
J’ai reçu leur lettre.
Excité.
La même excitation que celle d’une lettre reçue d’une inconnue.
La même excitation qu’ici.
Mais une peur aussi.
Celle de me dire qu’il n’y aurait sans doute pas de troisième fois non plus.
Mais j’y croyais.
Aussi fort que je crois qu’un jour il n’y aura plus d’attente dans les bureaux de Poste.
Amen.
Non, j’y croyais un peu plus quand même.

Alors je l’ai ouverte.
Avec délicatesse.
Et j’ai vu.
Et j’ai lu.
Et j’ai su.
Que.
J’avais rendez-vous le 5 octobre à 19h00.
J’ai eu raison d’y croire.
C’est gagné.
Coup de chance ?
Aucune idée.
Ca continue.
A savourer.

Accepté aux cours de dessin de cette année.