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09 août 2007

Elle est bonne

Elle m’a toujours étonnée.
Par endroits, dans cinq centimètres carrés, de l’asiatique, de l’africaine, de l’américaine, de l’européenne.
Génial.
Déjà, elle participe au voyage.
Pas plus cosmopolite. Non.
Elle en a vu du monde elle aussi.

Elle est vénérée.
Elle est haïe.
C’est une délivrance. Une libération. Ouf. Enfin.
C’est une mort lente aussi.
Mais c’est tellement bon.
Moi, j’ai besoin qu’elle soit là.
Vraiment?

On y stressé.
On y est détendu.
On y est peureux
On y est heureux.
Surtout quand on sait qu’on sera dans le sable, où plus rien n’existe.
Là bas, dans peu de temps, juste après s’être envolé.

Ca pue. C’est étouffant.
Mais on y reste. Trop envie.
On ne résiste pas.
Ou si, à la rigueur deux minutes. Oui, parfois c’est trop dur.
Mais ça fait tellement de bien.
C’est clair. Souvent, juste besoin d’y être.
Sans consommer. En, fait pas besoin.
Ils consomment à notre place.

On y rencontre.
Ils viennent de partout, elles viennent de partout.
Des blondes, des brunes.
Certaines à peine entamées. D’autres surconsommées.
Des laides, des magnifiques.
Une fois, à l’intérieur, j’en ai vu une violette. Si, c’est vrai.
Magnifique.
C’était à Doha.
A qui était-elle ?
D’où venait-elle ?
C’est ça qu’est bon.

Mais eux, moi, on a tous un point commun.
La même manière, la même addiction.
Pourtant, on tous est différents.
Lui, elle, eux, moi.
Ca se voit. C’est flagrant.
Alors on s’observe.
Elle, elle lie. C’est indéniable.

Quand on attend, forcément, on y vient, puis y revient.
Elle nous attire.
On en abuse. Car elle pue trop.
Mais on est comme ça.

Avant, c’était partout.
Du coup, pas le même plaisir. Mais au moins ça ne puait pas.
Et puis un jour ils ont décidé qu’elle n’existerait plus.
Alors en attendant, on y est tous entassés.
Pour combien de temps encore ?

Pour nous, elle est incontournable.
Quelle bouffée !

La salle fumeur de l’aéroport.